Le maire de Cabourg pour­sui­vi pour vio­lences conju­gales

Tris­tan Du­val se­ra ju­gé en oc­tobre. Il conteste avoir frap­pé son épouse en pleine rue le 7 août.

Le Parisien (Essonne) - - FAITS DIVERS - PAR ÉRIC PEL­LE­TIER

SON MA­RIAGE, il y a deux ans, avait été lo­ca­le­ment très mé­dia­ti­sé. Sa rup­ture avec son épouse risque de l’être tout au­tant. Le maire (divers droite) de Cabourg (Cal­va­dos), Tris­tan Du­val, 47 ans, est convo­qué de­vant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel le 10 oc­tobre, soup­çon­né de vio­lences conju­gales. Il lui est re­pro­ché d’avoir, le mois der­nier, frap­pé sa femme, res­pon­sable de pro­grammes cultu­rels sur une chaîne de té­lé­vi­sion. Des ac­cu­sa­tions qu’il conteste.

Le 7 août, en mi­lieu de soi­rée, la jeune femme confirme son in­ten­tion de rompre. Lors d’une al­ter­ca­tion qui éclate en pleine rue, vers 22 h 30, elle se re­trouve au sol. Des té­moins in­ter­viennent. L’épouse se pré­sente en­suite au com­mis­sa­riat avec un im­por­tant hé­ma­tome au ni­veau de la pom­mette et des grif­fures au front. Elle souffre en outre d’une frac­ture à une côte. Ces bles­sures, consta­tées aux ur­gences, lui oc­ca­sionnent au moins dix jours d’in­ca­pa­ci­té to­tale de tra­vail. Le len­de­main, Tris­tan Du­val se pré­sente à son tour au com­mis­sa­riat pour li­vrer sa ver­sion.

DEUX PLAINTES DÉ­PO­SÉES CONTRE SON ÉPOUSE

Lors de ses gardes à vue (il a été en­ten­du à deux re­prises), ce der­nier re­con­naît la dis­pute mais conteste avoir por­té des coups. Se­lon lui, sa femme a chu­té contre un grillage lors de la dis­pute qui a dé­bu­té à son do­mi­cile. Une ex­per­tise ex­plique ce­pen­dant que l’exis­tence de deux zones de lé­sion (au vi­sage et au tho­rax) « n’est pas com­pa­tible avec une seule chute ». Té­moins des faits, les en­fants du maire, nés d’une pre­mière union, ont éga­le­ment été au­di­tion­nés.

Au cours de la confron­ta­tion, les deux par­ties ont cam­pé sur leurs po­si­tions. « Il s’agit d’une af­faire pri­vée », fait va­loir Me Laure De­ner­vaud qui dé­fend les in­té­rêts de l’élu avec son confrère Me Ma­thieu Ri­be­rolles. L’avo­cate de Tris­tan Du­val re­fuse de com­men­ter les élé­ments du dos­sier, confir­mant seule­ment que son client conteste les faits, in­di­quant par ailleurs que « deux plaintes » ont été dé­po­sées contre l’épouse, plaintes dont elle ne sou­haite pas in­di­quer la na­ture.

Pour Me Sté­phane Se­bag, con­seil de la com­pagne, « il s’agit d’une af­faire tris­te­ment, som­bre­ment ba­nale ». Il in­siste sur la « gra­vi­té des coups por­tés et la vio­lence née d’un dé­pit amou­reux », ajou­tant que « la né­ga­tion ir­rai­son­née » de ses actes par Tris­tan Du­val « pose vé­ri­ta­ble­ment pro­blème ».

Le par­quet de Caen a confié l’en­quête à la sû­re­té dé­par­te­men­tale pour ten­ter de faire la lu­mière sur ces deux ver­sions ir­ré­con­ci­liables.

Tris­tan Du­val, ve­nu du monde du ci­né­ma et de la com­mu­ni­ca­tion, pro­duc­teur d’évé­ne­ments et de spec­tacles, s’est fait un nom dans l’or­ga­ni­sa­tion de fes­ti­vals d’opé­ra en plein air. Elu maire de Cabourg en 2014, il s’est rap­pro­ché de la Ré­pu­blique en marche avant l’élec­tion pré­si­den­tielle. Le couple se dé­chire de­puis plu­sieurs mois.

Le maire de Cabourg (Cal­va­dos), Ch­ris­tian Du­val, re­con­naît s’être dis­pu­té avec sa femme mais conteste lui avoir por­té des coups.

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