Pouille au ren­dez-vous

Le no 1 fran­çais s’est dé­fait de Bau­tis­ta Agut en cinq sets.

Le Parisien (Essonne) - - SPORTS - E.B.

« CETTE VIC­TOIRE, il est al­lé la cher­cher tout au fond de lui… » Yan­nick Noah a ap­pré­cié l’at­ti­tude de son lea­der, Lu­cas Pouille, ir­ré­pro­chable dans le com­por­te­ment sous le maillot bleu et vain­queur à l’ar­ra­ché de l’Es­pa­gnol Bau­tis­ta Agut (3-6, 7-6 [5], 6-4, 2-6, 6-4). En panne sur le cir­cuit de­puis six mois, le no 1 fran­çais fait le plein des sens en Coupe Da­vis. « Ces matchs-là se jouent au men­tal, souffle le boss tri­co­lore. Il a fi­ni très fort et, dans le troi­sième set, il a joué un tennis ex­tra­or­di­naire. »

Comme à son ha­bi­tude, le Nor­diste a tout fait. Les points ga­gnants (52) et les fautes di­rectes (87). Mais cette fois, ses prises de risque ont payé. « On a beau­coup par­lé de ses mau­vaises sta­tis­tiques au tie­break, et là il gagne peut-être le plus im­por­tant de l’an­née. Il est al­lé cher­cher ce match avec du cran », ob­serve l’ex­ca­pi­taine Ar­naud Clé­ment. « Il faut tou­jours y al­ler et ac­cep­ter de ra­ter, ex­plique Lu­cas Pouille. A 4-4 dans le der­nier set, je ne rate pas et je suis ré­com­pen­sé. J’ai kif­fé… » Le no 19 mon­dial n’a bat­tu que deux joueurs du top 30 cette sai­son. L’Ita­lien Fo­gni­ni (no 20) en quarts de fi­nale de la Coupe Da­vis et Bau­tis­ta Agut (no 26). Tout sauf un ha­sard. « Jouer de­vant 15 000 per­sonnes, ce n’est pas pa­reil que de­vant 100, et être dans un groupe me trans­cende, souffle-t-il. On a créé quelque chose entre nous qui dé­passe le tennis. »

SUR LA VOIE ROYALE

Pouille, qui re­fuse d’en­trer dans les « fac­teurs per­son­nels » pour ex­pli­quer ses dé­boires, sa­voure éga­le­ment sa com­mu­nion avec Noah. « Il y a des mo­ments où j’étais un peu froid, je ne le cal­cu­lais pas et il ne sa­vait pas quoi dire, confesse-t-il. Là, on est res­tés en­semble tout le match. »

L’Es­pagne n’a ja­mais re­mon­té un 0-2 en Coupe Da­vis. Les Bleus sont sur la voie royale, d’au­tant que leur no 1, Car­reño Bus­ta, bles­sé aux ad­duc­teurs gauche, est out. « Et même si le double ve­nait à perdre, lâche Clé­ment, je ne vois pas quel Es­pa­gnol pour­rait battre Lu­cas… »

“ÊTRE DANS UN GROUPE ME ” TRANS­CENDE

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