« Il vaut mieux af­fron­ter ces clubs main­te­nant »

Le Parisien (Essonne) - - VIE QUOTIDIENNE - PROPOS RECUEILLISPAR SYLVIEDEMACEDO

VAIN­QUEUR de la Ligue des cham­pions avec l’OM en 1993, Eric Di Me­co se ré­jouit des trois af­fiches pro­po­sées de­main et mer­cre­di aux clubs fran­çais.

Les trois clubs fran­çais af­frontent d’em­blée des ca­dors. Est-ce un han­di­cap ?

ÉRIC DI ME­CO. Li­ver­pool, Ci­ty et l’At­lé­ti­co de Ma­drid, ce sont trois gros fa­vo­ris de la com­pé­ti­tion au même titre que le Real, le Bar­ça et le PSG d’ailleurs. Mais je pars du prin­cipe qu’il vaut mieux af­fron­ter ces clubs main­te­nant quand ils sont en- core en ro­dage. On le voit avec l’At­lé­ti­co qui prend des buts alors que ce n’est pas dans son ADN. Li­ver­pool est mieux par­ti mais cherche en­core la meilleure for­mule, no­tam­ment au mi­lieu de ter­rain où les Reds ont re­cru­té beau­coup de joueurs. A Ci­ty, il n’y a pas eu beau­coup de chan­ge­ments. Mais quand ar­rivent les matchs à en­jeux, ces équipes de­viennent des ma­chines de guerre.

Quelle équipe fran­çaise vous pa­raît sus­cep­tible de ti­rer son épingle du jeu ?

J’ai en­vie de mettre une pièce sur Mo­na­co. En ce mo­ment, il y a beau­coup d’ab­sents. On ne sait pas d’ailleurs quels joueurs pour­ront jouer mar­di. Mais je suis per­sua­dé que l’ASM, avec son onze type, est une bonne équipe. Et je ne suis pas en train de vendre ce match parce que je vais le com­men­ter sur RMC ! J’ai du lourd en face avec Li­ver­pool - PSG (rires). C’est d’ailleurs vrai­ment bête que ces deux chocs aient lieu en même temps. Les fans fran­çais au­raient cer­tai­ne­ment eu en­vie de voir les deux. Tou­jours est-il que j’ima­gine Mo­na­co ob­te­nir au moins, le nul face à l’At­lé­ti­co qui est moins bien.

Le PSG et Lyon vous semblent moins bien lo­tis ?

Mal­heu­reu­se­ment, je les vois plu­tôt perdre. Pa­ris peut souf­frir énor­mé­ment à Li­ver­pool qui ex­celle dans le pres­sing et l’or­ga­ni­sa­tion. Ce club a les armes pour gê­ner une équipe comme le PSG. Pour l’OL aus­si, ce se­ra très dur face à une for­ma­tion qui a tou­jours le bal­lon et qui te force à res­ter dans tes 18 m.

C’est la pre­mière fois de­puis 2012 que le PSG n’a pas la qua­si-cer­ti­tude de sor­tir de cette phase de poules…

Oui, en ef­fet. Mais ce­la vaut pour presque tous les groupes. La nou­velle for­mule a ren­du la phase de poules plus in­dé­cise. C’est bien plus in­té­res­sant d’avoir des matchs plus équi­li­brés, avec da­van­tage de sus­pense et des qua­li­fi­ca­tions un peu moins ac­quises. Toutes les journées vont nous of­frir des af­fiches de rêve.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.