Fans en sé­rie

Le Fes­ti­val de la fic­tion TV de La Ro­chelle a at­ti­ré sa­me­di des mil­liers d’in­con­di­tion­nels des feuille­tons de TF 1, France 2 et France 3.

Le Parisien (Essonne) - - LOISIRS - DE NOTRE EN­VOYÉE SPÉ­CIALE MA­RIE POUSSEL À LA RO­CHELLE (CHA­RENTE-MA­RI­TIME) MA­RIE-AI­MÉE, FAN D’« UN SI GRAND SOLEIL »

« JE SUIS IN­GRID CHAU­VIN PAR­TOUT »

Le fes­ti­val de La Ro­chelle n’en re­vient pas. « De mé­moire, nous n’avons ja­mais vu au­tant de monde à une séance de dé­di­caces », glisse une bé­né­vole de l’or­ga­ni­sa­tion. Plus de 3 000 fans at­tendent des heures, sa­me­di sur le port, pour aper­ce­voir In­grid Chau­vin, ac­com­pa­gnée du cas­ting du feuille­ton de la Une « De­main nous ap­par­tient » (TF 1, 19 h 20).

A l’ap­plau­di­mètre, l’ac­trice écrase la concur­rence. Des ado­les­cents grimpent sur des pou­belles pour voir l’une de ses boucles blondes, tan­dis que les fa­milles se bous­culent, té­lé­phone por­table à la main, pour im­mor­ta­li­ser la scène. Une pe­tite fille fond en larmes pen­dant la séance de dé­di­caces de deux heures non-stop. Une femme s’éva­nouit. Les pre­miers rangs s’écrasent contre les bar­rières.

Mi­ckaël, ven­deur dans une bou­tique de dé­co­ra­tion à Saintes (Cha­rente-Ma­ri­time), est là, avec un im­mense bou­quet de lys blancs. « Elle est tel­le­ment belle et gen­tille, je l’adore et je la suis par­tout, ra­conte le tren­te­naire. La se­maine dernière, j’étais à la foire-ex­po­si­tion, dé­jà à La Ro­chelle, qui avait in­vi­té In­grid et j’ai fait une photo, comme à chaque fois. En­suite, je l’im­prime et la fois sui­vante, je re­viens avec pour qu’elle me la dé­di­cace ! Je l’ado­rais dé­jà dans Dol­men (NDLR : sa­ga de l’été 2005) Au­jourd’hui, notre lien avec elle est en­core plus fort car on la voit tous les jours. Elle me re­con­naît main­te­nant et m’ap­pelle même par mon pré­nom. »

Il n’est pas le seul à la cou­vrir de ca­deaux : des pe­tites voi­tures par di­zaines et une te­nue po­lo et pan­ta­lon pour son fils Tom, âgé de 2 ans, une pe­luche paille­tée en forme de coc­ci­nelle, un nou­nours en bi­be­lots avec des dia­mants, des por­traits d’elle au fu­sain né­ces­si­tant des di­zaines d’heures de tra­vail, des sacs en­tiers rem­plis de pro­duits de beau­té et autres ca­ra­mels.

« JE VEUX MOU­RIR AVANT LA FIN DE PLUS BELLE LA VIE »

Elvira n’a pas dor­mi de la nuit. Cette jeune fille de 20 ans vou­lait être à la pre­mière heure à La Ro­chelle pour at­tendre ses hé­ros, les ac­teurs de « Plus Belle la vie » (France 3, 20 h 20). La pé­tillante bru­nette aux boucles XXL ar­rive di­rec­te­ment de Mexi­co où elle était étu­diante. Elvira s’est fait prê­ter une voi­ture à Pa­ris, a rou­lé toute la nuit, em­bar­quant avec elle sa mère et ses pe­tits frères ju­meaux.

« Je suis dé­jà al­lée à Mar­seille quatre fois de­vant les stu­dios où ils tournent, je ne les avais aper­çus que de loin alors que c’est toute ma vie. J’ai croi­sé une seule fois Re­bec­ca (NDLR : Hamp­ton, une des ac­trices de la sé­rie) à la gare de l’Est et je n’ar­ri­vais pas à lui par­ler, tel­le­ment je tremblais. Je crois que je lui ai même fait peur. »

Dès que la co­mé­dienne blonde ar­rive sa­me­di ma­tin, re­be­lote. Elvira se met à trem­bler, comme prise de spasmes… Et les larmes coulent. A flots. Sa mère Vir­gi­nie, 38 ans, tient son carnet grif­fon­né d’au­to­graphes et es­saie tant bien que mal de la cal­mer. « Je suis seule avec trois en­fants. La sé­rie a ap­por­té à Elvira une famille qu’elle n’a pas », ex­plique la ma­man. Par­tie en Amé­rique la­tine pour ses études, sa fille qui sou­haite de­ve­nir com­mis­saire de po­lice, « comme dans la sé­rie », n’a pas pour au­tant dé­cro­ché à l’étran­ger. « Je me le­vais à 5 heures du ma­tin au Mexique pour re­gar­der l’épi­sode avant d’al­ler en cours. En va­cances, c’est pa­reil. En Egypte, je n’avais qu’une idée en tête : trou­ver du wi-fi dans les hô­tels pour ne rien ra­ter. »

Quand l’étu­diante se jette dans les bras de sa co­mé­dienne fé­tiche, Re­bec­ca Hamp­ton est émue aux larmes « Nous fai­sons ce mé­tier sim­ple­ment pour gé­né­rer des émo­tions, donc pour des té­lé­spec­ta­teurs comme Elvira », ra­conte-t-elle. « C’est le plus beau jour de ma vie, lui ré­pond sa fan. C’est simple, je veux mou­rir avant la fin de la sé­rie. »

« PEN­DANT UN SI GRAND

SOLEIL, JE NE RÉ­PONDS PAS AU TÉ­LÉ­PHONE »

« Mais il fait quoi ce pho­to­graphe ? Il ne prend même pas de pho­tos. A cause de lui, on ne voit pas les ac­teurs ! » Mieux vaut ne pas em­bê­ter le Gang des Ro­che­laises, Ma­rie-Ai­mée, Ar­lette et Mi­chelle, âgées de 65 à… 84 ans, et alors en pleine séance de dé­di­caces du feuille­ton de France 2 « Un si grand soleil » (20 h 40).

« Nous sommes al­lées à une pro­jec­tion de deux épi­sodes in­édits mais on n’a ja­mais vu ar­ri­ver les co­mé­diens », grom­melle Ma­rie-Ai­mée, com­mer­çante à la re­traite qui s’est prise au jeu du nou­veau pro­gramme. Avec ses co­pines, elle porte même des lu­nettes bleues aux cou­leurs de la sé­rie. « On ne connais­sait pas les ac­teurs avant. Mais on est contentes de les voir ici car ils sont gra­cieux, sur­tout le père qui est si mé­chant. »

Comme ses co­pines en go­guette, Ma­rie-Ai­mée en­chaîne les trois feuille­tons (« De­main nous ap­par­tient », « Plus Belle la vie », « Un si grand soleil ») sur les trois chaînes. « Je me ré­gale, je me cale dans mon sa­lon, si le té­lé­phone sonne, je ne ré­ponds pas. Et puis nous n’avons plus d’en­fants qui braillent et nous dé­rangent comme avant. Quel bon­heur ! »

“ON EST CONTENTES DE VOIR LES AC­TEURS ICI CAR ILS SONT ” GRA­CIEUX

“C’EST LE PLUS

” BEAU JOUR DE MA VIE ELVIRA, FAN DE « PLUS BELLE LA VIE »

La Ro­chelle, (Cha­rente-Ma­ri­time), sa­me­di. Mi­ckaël reste fi­dèle à In­grid Chau­vin. La Ro­chelle, sa­me­di. Ma­rie-Ai­mée, Ar­lette et Mi­chelle, qui se sur­nomment le Gang des Ro­che­laises, ont tra­qué les ac­teurs. La Ro­chelle, sa­me­di. Ivre de bon­heur, Elvira a fon­du en larmes en ren­con­trant Re­bec­ca Hamp­ton.

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