7 choses à sa­voir pour créer sa boîte en ligne

Fi­ni les dé­marches ad­mi­nis­tra­tives fas­ti­dieuses. Don­ner nais­sance à sa so­cié­té en quelques clics n’a ja­mais été aus­si simple.

Le Parisien (Essonne) - - ÉCO BUSINESS PROSPECTIVE - PAR JU­LIEN BIS­SON

Grâce aux le­gal­tech, ces en­tre­prises qui ont dé­ve­lop­pé les tech­no­lo­gies et lo­gi­ciels dans le do­maine du droit, la plu­part des dé­marches de créa­tion d’en­tre­prise sont au­jourd’hui dé­ma­té­ria­li­sées et à moindre coût.

Ti­mo­thée Ram­baud, créa­teur de Le­gal­start, en 2014, la plate-forme qui se taille la part du lion sur ce mar­ché avec 100 000 so­cié­tés créées de­puis ses dé­buts, s’en amuse : « J’ai cou­tume de dire que nous sommes le pre­mier créa­teur d’en­tre­prise en France » !

COM­MENT

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ÇA MARCHE ?

Qu’elles s’ap­pellent Le­gal­start, Ro­cket Lawyer, Cap­tain Contrat, Con­tractFac­to­ry, agen­ce­ju­ri­dique.com, ou autres, les plates-formes offrent des ser­vices as­sez si­mi­laires : forme ju­ri­dique (SARL, SAS, SASU…), ré­dac­tion des sta­tuts, im­ma­tri­cu­la­tion de l’en­tre­prise, dé­pôt du dos­sier au greffe, dé­li­vrance du re­le­vé de Kbis, vé­ri­table « carte d’iden­ti­té » de l’en­tre­prise.

COM­BIEN ÇA COÛTE ? 2

Se­lon les ser­vices et le dé­lai de­man­dés, les ta­rifs va­rient d’une cin­quan­taine d’eu­ros pour une créa­tion simple, jus­qu’à 249 € par exemple pour une créa­tion « ex­press » sur Le­gal­start. Les for­mules de base, en gé­né­ral, pro­posent la créa­tion d’en­tre­prise simple, les autres pro­posent un ac­com­pa­gne­ment dans le temps.

UNE BONNE AF­FAIRE ? 3

Les le­gal­tech per­mettent in­con­tes­ta­ble­ment un gain de temps et d’ar­gent. En uti­li­sant un ser­vice en ligne, le risque d’er­reur — qui oc­ca­sion­ne­ra un dé­lai sup­plé­men­taire — est moindre, car le lo­gi­ciel l’in­di­que­ra im­mé­dia­te­ment. Cô­té fi­nan­cier, pas d’hé­si­ta­tion. Faire ré­di­ger des sta­tuts par un ex­pert-comp­table coûte 700 € à 1 500 € se­lon la com­plexi­té du dos­sier. Les avo­cats fac­turent en moyenne 150 € d’ho­no­raires de l’heure…

EST-CE ADAP­TÉ 4

À TOUTES LES EN­TRE­PRISES ?

A moins de vou­loir créer d’em­blée une struc­ture com­plexe, avec de nom­breux ac­tion­naires par exemple, l’offre est adap­tée à toutes les si­tua­tions. Et tout par­ti­cu­liè­re­ment aux per­sonnes qui se mettent à leur compte en créant une struc­ture très simple pour ef­fec­tuer de la pres­ta­tion de ser­vice ou du conseil, ce qui re­pré­sente au­jourd’hui une part im­por­tante des créa­teurs d’en­tre­prise.

COM­MENT ÊTRE SÛR 5

QUE TOUT SE­RA « DANS LES RÈGLES » ?

La plu­part des sites fonc­tionnent en ré­seau avec des avo­cats, des ju­ristes, des ex­perts­comp­tables, qui ap­portent leur ex­per­tise à la plate-forme. Avant d’uti­li­ser un site, il convient de consul­ter la ru­brique « par­te­naires » pour sa­voir avec qui tra­vaille la le­gal­tech. L’an­cien­ne­té du site et sa ré­pu­ta­tion sont des don­nées à prendre en compte.

SI J’AI DES 6

QUES­TIONS ?

Les chat­bots (ro­bots conver­sa­tion­nels) per­mettent d’échan­ger en di­rect, mais tou­jours en ligne, avec les conseillers de la plate-forme. Et si on veut vrai­ment dis­cu­ter de vive voix avec un in­ter­lo­cu­teur, c’est tou­jours pos­sible grâce à un nu­mé­ro d’ap­pel. Au moindre doute sur un point pré­cis, il est pos­sible d’être mis en re­la­tion avec un spé­cia­liste du su­jet, avo­cat ou autre. Ce ser­vice est sou­vent fac­tu­ré mais à des ta­rifs plus com­pé­ti­tifs qu’une consul­ta­tion « en ville ».

ET LE COMPTE 7

BAN­CAIRE PRO ?

Cette dé­marche in­combe en­core au créa­teur d’en­tre­prise, sauf s’il dé­cide d’ou­vrir un compte dans une banque par­te­naire de la plate-forme. Mais il lui se­ra im­pos­sible dans ce cas de né­go­cier les ta­rifs ou de choi­sir son éta­blis­se­ment fi­nan­cier.

Les sites In­ter­net spé­cia­li­sés fa­ci­litent la vie des en­tre­pre­neurs.

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