Son avo­cat va faire ap­pel

Le Parisien (Essonne) - - SPORTS ILE-DE-FRANCE - L.P.

LE TRI­BU­NAL re­proche à Fran­cky Tou­tound­jian, alors proche de l’homme d’af­faires Serge Kas­pa­rian, ac­tion­naire prin­ci­pal de Nîmes à l’époque, d’avoir joué les in­ter­mé­diaires pour ten­ter d’ar­ran­ger des matchs de Ligue 2 lors de la fin de sai­son 2013-2014. Il au­rait no­tam­ment ap­pro­ché le pré­sident de Cré­teil, Ar­mand Lopes. Son avo­cat Gé­rard Tcho­la­kian a dé­ci­dé de faire ap­pel de sa condam­na­tion, ce qui de­vrait re­pous­ser la pro­cé­dure à fin 2019-dé­but 2020. Il est prêt à al­ler jus­qu’à la Cour de cas­sa­tion. Comme beau­coup d’avo­cats de la dé­fense, il es­time que le ju­ge­ment s’est ba­sé sur la loi de 2012 sur les dé­lits de cor­rup­tion spor­tive qui s’ap­plique aux pa­ris spor­tifs. « Dans le Code pé­nal, il n’y a pas de textes spé­ci­fiques à ce qui est re­pro­ché aux dif­fé­rents ac­teurs de ce dos­sier, ex­plique maître Tcho­la­kian. Per­sonne n’avait comme ob­jec­tif de frau­der sur les pa­ris spor­tifs comme dans l’af­faire Ka­ra­ba­tic (NDLR : les frères Ni­ko­la et Lu­ka condam­nés en fé­vrier 2017 à deux mois de pri­son avec sur­sis et 10 000 € d’amende pour des pa­ris tru­qués sur le match Mont­pel­lier-Ces­son de 2012). Mon client a pris ses res­pon­sa­bi­li­tés de­vant le tri­bu­nal. Mo­ra­le­ment, cette af­faire n’est peut-être pas ac­cep­table, mais ju­ri­di­que­ment, elle n’est pas condam­nable. C’est pour ça qu’on va conti­nuer à se battre pour lui. Il a beau­coup don­né de sa per­sonne pour le foot ama­teur et ne s’est ja­mais en­ri­chi, bien au contraire… »

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