Bien­tôt un mé­di­ca­ment pré­ven­tif ?

Le Parisien (Essonne) - - SO­CIÉ­TÉ -

EN FRANCE, une cen­taine de per­sonnes vont par­ti­ci­per, sous peu, à un es­sai cli­nique ma­jeur. Elles ne sont pas ma­lades d’Alz­hei­mer, mais ont un risque éle­vé de l’être et vont, pour la pre­mière fois, prendre tous les jours pen­dant cinq ans un mé­di­ca­ment pré­ven­tif. « Un com­pri­mé pour di­mi­nuer la pro­duc­tion d’une pro­téine, la bê­ta amy­loïde, en cause dans la ma­la­die. Le but est de ra­len­tir le pro­ces­sus et de po­ten­tiel­le­ment ga­gner des an­nées avant l’ap­pa­ri­tion des troubles, voire d’en res­ter in­demnes », dé­crypte avec en­thou­siasme le doc­teur Da­vid Wal­lon, le neu­ro­logue du CHU de Rouen qui co­or­donne l’es­sai bap­ti­sé Gé­né­ra­tion 2. Pro­met­teur quand on sait que la ma­la­die peut ap­pa­raître jus­qu’à quinze ans avant ses symp­tômes ! Mais qui est ju­gé à risque ? La cible de l’es­sai : les per­sonnes âgées de 60 à 75 ans, avec des an­té­cé­dents fa­mi­liaux et dont les tests ré­vé­le­ront la pré­sence d’une ou deux co­pies d’APOE4, un va­riant gé­né­tique, fac­teur de risque de dé­ve­lop­per la ma­la­die. Au moins 25 % de la po­pu­la­tion en sont por­teurs.

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