Chi­ner sa dé­co de ma­riage, on dit OUI ! ÎLE-DE-FRANCE

Pour al­lé­ger le bud­get, de plus en plus de couples achètent vais­selle et ac­ces­soires de table en bro­cante ou aux puces.

Le Parisien (Essonne) - - LOI­SIRS LES REN­DEZ-VOUS BRO­CANTE - PAR ANISSA HAMMADI

“LE CÔ­TÉ AU­THEN­TIQUE DE L’OB­JET DONNE TOUT DE SUITE UN CER­TAIN CA­CHET ” ANTOINETTE, D’ARFEUILLE

Les couples se ma­rient tou­jours, mais plus comme avant. On ose sor­tir des car­cans du ma­riage pour ima­gi­ner une fête à son image. Et la dé­co­ra­tion est l’une des pièces maî­tresses de cette « ap­pro­pria­tion de l’évé­ne­ment », constatent Jé­ré­my Pe­tit et Ma­rine Nyi­ri, fon­da­teurs du site de lo­ca­tion Vais­selle Vin­tage.

« Tous ces vieux ob­jets sont des pe­tites ma­de­leines de Proust », es­time Ma­rine. Les fu­turs époux consacrent une part de plus en plus im­por­tante au bud­get dé­co­ra­tion, « 700 € de vais­selle en moyenne sur notre plate-forme ». A 1,30 € l’an­cienne as­siette fran­çaise, ceux qui ont un pe­tit bud­get s’en sortent pour 130 €, sur une base de 100 in­vi­tés.

Au-de­là des éco­no­mies, louer ou chi­ner sa dé­co­ra­tion de ma­riage re­lève aus­si d’une dé­marche éco­res­pon­sable. « Les gens ne veulent plus consom­mer du neuf pour une seule jour­née, re­marque Antoinette d’Arfeuille, en­ca­drante tech­nique dans une bou­tique Em­maüs Coup de Main (XXe). Ache­ter chez nous, c’est aus­si faire une ac­tion so­li­daire. »

Aux yeux des fu­turs ma­riés, le ré­seau Em­maüs ap­pa­raît comme une ca­verne d’Ali Ba­ba. On peut y trou­ver des coupes de cham­pagne à 0,50 € pièce, des bou­geoirs à 4 €, un grand ta­pis per­san entre 40 € et 50 €... « C’est très in­té­res­sant, jo­li et dans son jus. Le cô­té au­then­tique de l’ob­jet donne tout de suite un cer­tain ca­chet à la dé­co­ra­tion de table », ajoute Antoinette d’Arfeuille.

Sur­tout quand on s’amuse à les dé­tour­ner de leur fonc­tion ini­tiale. C’est d’ailleurs l’une des ten­dances : uti­li­ser une théière, un vieux pi­chet ou un fla­con an­cien en guise de vase. Fa­rah, Pa­ri­sienne de 30 ans, en a dé­ni­ché trois pour 8 € lors d’une grande vente Em­maüs Coup de Main à la porte de Mon­treuil (XXe), en sep­tembre. « Je n’ai pas l’ha­bi­tude de faire les bro­cantes, mais je m’y suis mise pour don­ner un peu plus de ca­rac­tère à ma dé­co et al­lé­ger les frais de mon ma­riage ».

Si le jeu de la né­go­cia­tion ne vous fait pas peur, faites aus­si un tour aux puces. Saint-Ouen (93), Vanves (92), mais aus­si les bro­cantes jour­na­lières pa­ri­siennes, comme celle de la place d’Aligre (XIIe).

« Le mé­tier a évo­lué. Il faut que l’ob­jet soit à la fois dé­co­ra­tif et utile pour créer une am­biance », sou­ligne Re­naud, bro­can­teur. Et si vous tom­bez sur des ven­deurs sym­pas, comme Chan­tal, vous au­rez peut-être droit à une sur­prise : « un jour, une ma­riée m’avait com­man­dé des pa­niers en grande quan­ti­té. Je lui ai fait un bon prix pour le lot, et je lui en ai of­fert deux gros en guise de ca­deau de ma­riage ».

Pa­ris (XIIe). Aux puces d’Aligre, dé­ni­chez as­siettes dé­pa­reillées, ar­gen­te­rie et autres fla­cons à prix cor­rect.

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