« En com­pé­ti­tion, l’ef­fort phy­sique est im­por­tant »

AN­THO­NY ROSTISLAVOV, PRÉ­SIDENT DE LA LIGUE ILE DE FRANCE D’AÉ­RO­MO­DÉ­LISME ET SEXTUPLE CHAM­PION DE FRANCE

Le Parisien (Essonne) - - SPORTS LOI­SIRS - C.L-E.

A 24 ANS, An­tho­ny Rostislavov fait par­tie des meilleurs pi­lotes fran­çais dans sa spé­cia­li­té, le vol cir­cu­laire. Le pré­sident de la ligue fran­ci­lienne (de­puis deux ans) ra­conte les spé­ci­fi­ci­tés et les contraintes de sa dis­ci­pline, bien re­pré­sen­tée au ni­veau in­ter­na­tio­nal par l’équipe de France.

Peut-on dire que l’aé­ro­mo­dé­lisme est un sport ? AN­THO­NY ROSTISLAVOV.

Tout à fait. En fai­sant du vol cir­cu­laire, le pi­lote se sou­met à un ef­fort phy­sique im­por­tant. Dans un cercle de 54 m de dia­mètre, il faut faire tour­ner le plus vite pos­sible avec deux câbles mé­tal­liques un ap­pa­reil mo­to­ri­sé qui vole à 300 km/h, et ce pen­dant une mi­nute. C’est comme si je dis­pu­tais un 400 m à fond.

Quelle pré­pa­ra­tion ce­la im­pose-t-il ?

Pour main­te­nir un ni­veau de forme, je fais ré­gu­liè­re­ment dif­fé­rents exer­cices ba­sés sur l’en­du­rance. La pré­pa­ra­tion phy­sique n’est pas la seule obli­ga­tion pour s’im­po­ser. Il faut aus­si avoir des connais­sances as­sez pous­sées en mé­ca­nique.

A quel rang se si­tue la France au ni­veau in­ter­na­tio­nal ?

Nous fai­sons par­tie des très bons. La Rus­sie, pre­mier pays pro­duc­teur de mo­teurs, nous de­vance par son sa­voir-faire qu’elle a dé­ve­lop­pé de­puis des dé­cen­nies. En Chine, il y a à l’école ce qui s’ap­pa­rente à du sport-études ! Chez nous, la fé­dé­ra­tion sou­tient ses équipes de France avec la mise en place d’en­traî­ne­ments com­muns, à des pé­riodes stra­té­giques, en vue des com­pé­ti­tions in­ter­na­tio­nales.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.