Dans la fer­veur de la Ry­der Cup…

Il fai­sait à peine jour hier lorsque les fans ont pris pos­ses­sion du Golf na­tio­nal. L’am­biance pro­met de mon­ter au fil du week-end.

Le Parisien (Essonne) - - GOLF - PAR ÉRIC BRUNA TOM­MY FLEET­WOOD, MEMBRE DE L’ÉQUIPE EU­RO­PÉENNE

PRÈS DE 51 000 SPEC­TA­TEURS de la 42e Ry­der Cup, la pre­mière en France, se sont le­vés bien plus tôt que le so­leil hier ma­tin pour aper­ce­voir les pre­miers rayons de balles.

A 7 heures, dès l’ou­ver­ture des portes et le temps de fran­chir les contrôles de sé­cu­ri­té, les fans noir­cissent de leurs sil­houettes le par­cours et la ma­jes­tueuse tri­bune de 6 500 places qui sur­plombe le trou n° 1. Le ton est vite don­né. Quelle que soit l’is­sue du wee­kend (les Eu­ro­péens mènent 5-3 après les huit pre­miers doubles), l’Eu­rope se­ra la grande ga­gnante à l’ap­plau­di­mètre.

Même l’im­mense Ti­ger Woods, l’idole des foules, n’échappe pas à quelques sif­flets. Jus­qu’à di­manche soir, le Ca­li­for­nien aux 14 Ma­jeurs est dans le « mau­vais » camp. Des sup­por­teurs ta­quins ont même lan­cé une chan­son en fran­çais et en an­glais pour mo­quer sa mal­adresse. Ro­ry McIl­roy, lui aus­si, a droit à quelques rimes ryth­mées. Mais celles-ci sont tout à la gloire de l’an­cien nu­mé­ro un mon­dial ir­lan­dais, l’une des stars de l’équipe eu­ro­péenne.

Aux pre­mières loges, Mi­chael Jor­dan n’en perd pas un brin d’herbe. Fé­ru de golf, la lé­gende du bas­ket a même été conseiller spé­cial de la Team USA en 2012 ! De nom­breuses per­son­na­li­tés viennent se mê­ler à l’ im­pres­sion­nante ma­rée hu­maine qui suit les par­ties, no­tam­ment les ru­gis­se­ments du Tigre, fi­na­le­ment mu­se­lé avec Reed par­la paire F le et­wood Mol in a ri.

« La foule a vrai­ment chan­gé le cours de la par­tie, ob­serve Fleet­wood, dont les deux bir­dies (NDLR : un coup sous le

au 15 et au 16 ont fait bas­cu­ler la ren­contre. On ne peut pas se lais­ser al­ler. Ils nous ont lit­té­ra­le­ment por­tés tout le long. Il n’y a rien de com­pa­rable à ça. » Et en­core. L’An­glais, dont c’était le bap­tême du feu et qui s’est éga­le­ment im­po­sé

LA FOULE A VRAI­MENT CHAN­GÉ LE COURS DE

LA PAR­TIE

l’après-mi­di contre Tho­mas et Spieth, n’a pas tout vu.

Il est en­core beau­coup trop tôt. En­core trop loin du mo­ney time do­mi­ni­cal, pour que les en­cou­ra­ge­ments nour­ris près des dra­peaux bas­culent dans l’hys­té­rie col­lec­tive. Sauf si les mètres de bière ou les bou­teilles de vin blanc aident à perdre la me­sure.

Au fil de l’après-mi­di, les hausses conju­guées du ther­mo­mètre, de l’al­coo­lé­mie et des per­for­mances des Bleus d’Eu­rope (quatre vic­toires en au­tant de par­ties) ont ain­si per­mis de faire lar­ge­ment mon­ter les dé­ci­bels. La Ry­der Cup est bien lan­cée. « Vous ver­rez di­manche si ja­mais c’est ser­ré, pro­met Mat­thew, dé­gui­sé en Oncle Sam et ve­nu de l’Utah pour sa qua­trième Ry­der. Là, c’est le feu ! »

Golf na­tio­nal (Yve­lines), hier. Au­teur de su­perbes coups, le Nord-Ir­lan­dais Ro­ry McIl­roy a en­chan­té le pu­blic qui, en bord de par­cours, a en­ton­né des chants à sa gloire.

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