Mas­sy n’a pas les épaules

Bat­tu par Vannes hier soir à do­mi­cile pour la sixième fois en six jour­nées, après une pres­ta­tion pauvre, Mas­sy a tou­ché le fond.

Le Parisien (Essonne) - - SPORTS ILE-DE-FRANCE - FRANCK GINESTE

CETTE FOIS, ça sent vrai­ment le rous­si pour Mas­sy. Le cham­pion­nat n’a re­pris que de­puis un gros mois, et on voit mal dé­jà comment Mas­sy pour­ra pro­lon­ger son bail en Pro D 2. Sa des­cente aux en­fers s’est pour­sui­vie, hier soir, avec une 6e dé­faite en au­tant de jour­nées face à Vannes, con­cur­rent pour le main­tien. Le stade Jules-La­dou­mègue n’est plus la ci­ta­delle im­pre­nable qui avait per­mis aux Es­son­niens d’as­su­rer leur main­tien la sai­son pas­sée.

« C’était un peu le match de la der­nière chance pour lan­cer notre sai­son, re­con­naît le de­mi de mê­lée Ma­thieu Lo­rée. On n’ar­rive pas à in­ver­ser la pres­sion. Cha­cun at­tend que le co­pain fasse avan­cer l’autre alors qu’avant Mas­sy, c’était un bloc de quinze mecs qui avan­çaient en­semble. Il faut ar­rê­ter de se re­gar­der le nom­bril et al­ler tous dans le même sens. »

Au-de­là de l’as­pect ma­thé­ma­tique et des huit lon­gueurs de re­tard sur les pre­miers non-re­lé­gables, le plus alar­mant ré­side en ef­fet dans l’im­puis­sance de la lan­terne rouge, avec un tout pe­tit point, à in­ver­ser le cours des évé­ne­ments. « Comment on dit à l’Edu­ca­tion na­tio­nale quand on rend une co­pie aus­si nulle ? se 3eJOURNÉE dé­sole Sté­phane Go­nin, en­traî­neur des ar­rières. Je me de­mande ce qu’on va pou­voir réus­sir à sor­tir de la vi­déo. Con­trai­re­ment aux pré­cé­dents matchs, il n’y a rien à re­ti­rer de po­si­tif. On n’est pas au ni­veau. » Pour en­tre­te­nir l’es­poir d’un re­vi­re­ment de si­tua­tion, il pour­ra tou­jours prendre exemple sur Car­cas­sonne la sai­son der­nière. Com­plè­te­ment dé­cro­ché à la trêve, le club au­dois s’était fi­na­le­ment sau­vé après une deuxième par­tie de sai­son to­ni­truante.

LES JOUEURS ONT MUL­TI­PLIÉ LES MAU­VAIS CHOIX

Les dé­bats avaient à peine com­men­cé que le mau­vais sort a conti­nué à s’achar­ner sur Mas­sy avec un en-avant de Graaff à quelques mètres de l’en-but et la sor­tie du 2e ligne Ma­di­gan pour une com­mo­tion cé­ré­brale dès la 2e mi­nute. Dé­jà pri­vé de nom­breux joueurs cadres (De­sas­sis, Del­hom­mel, Kai­kat­si­sh­vi­li, Du­mas), le XV es­son­nien n’avait pas vrai­ment be­soin de ce nou­veau coup dur. « On ne va pas se ca­cher der­rière les ab­sents, tranche Go­nin. Ce sont quand même des pro­fes­sion­nels. » C’était d’au­tant plus in­quié­tant que Mas­sy a joué à l’en­vers, mul­ti­pliant les mau­vais choix et les pertes de balle. Et le gros vent de face en pre­mière pé­riode n’est pas le seul cou­pable. Les deux pé­na­li­tés de Graaff juste avant la pause ont tout de même per­mis de li­mi­ter les dé­gâts. Signe sup­plé­men­taire de leur grande fé­bri­li­té, les hommes de Di­dier Fau­ge­ron ont été sanc­tion­nés de deux car­tons jaunes per­met­tant aux Van­ne­tais de re­prendre le large sur un es­sai à 15 à 13.

« Il y a beau­coup de nou­veaux joueurs, et c’est à nous, les an­ciens qui ont vé­cu les bons mo­ments, de re­don­ner au groupe la men­ta­li­té mas­si­coise, qu’on ne re­trouve dans au­cun autre club, in­dique le pi­lier So­fiane Chel­lat. C’est dans l’ad­ver­si­té qu’on se re­trouve, qu’on voit ce dont on est ca­pables. » S’il n’est pas dé­jà trop tard…

Stade Jules-La­dou­mègue (Mas­sy), hier. Soupe à la gri­mace à l’is­sue de la ren­contre. Mas­sy at­tend tou­jours sa pre­mière vic­toire de la sai­son.

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