Les femmes en forme plus long­temps

Leur es­pé­rance de vie en bonne san­té pro­gresse.

Le Parisien (Essonne) - - SOCIÉTÉ - R.S.

COM­BIEN D’AN­NÉES peut-on es­pé­rer vivre sans être li­mi­tée dans ses ac­ti­vi­tés quo­ti­diennes par un pro­blème de san­té ? Eh bien, 64,9 ans si l’on est une femme, à en croire une note pu­bliée hier par la Di­rec­tion de la re­cherche, des études, de l’éva­lua­tion et des sta­tis­tiques (Drees). Entre 2016 et 2017, cet in­di­ca­teur, éga­le­ment ap­pe­lé es­pé­rance de vie sans in­ca­pa­ci­té, a pro­gres­sé en moyenne de neuf mois pour les femmes. Une ten­dance à la hausse qui s’ob­serve de­puis 2012.

LÉ­GÈRE RÉGRESSION POUR LES HOMMES

Pour ob­te­nir ces chiffres, la Drees s’ap­puie sur les ré­ponses à une ques­tion po­sée dans le cadre d’un son­dage eu­ro­péen : « Etes-vous li­mi­té(e), de­puis au moins six mois, à cause d’un pro­blème de san­té, dans les ac­ti­vi­tés que les gens font ha­bi­tuel­le­ment ? »

D’après cette en­quête, ce sont sur­tout les sep­tua­gé­naires qui disent se sen­tir de plus en plus en forme. A l’in­verse, l’in­dice ré­gresse très lé­gè­re­ment pour les hommes, de 0,1 point. Il se si­tue dé­sor­mais à 62,6 ans. Chez eux, l’es­pé­rance de vie en bonne san­té n’a qua­si­ment pas évo­lué en dix ans.

La Drees n’avance au­cune hy­po­thèse pour ex­pli­quer ces évo­lu­tions. Elle se contente de rap­pe­ler que, tous sexes confon­dus, nous nous si­tuons lé­gè­re­ment en des­sous de la moyenne eu­ro­péenne, mais au deuxième rang, der­rière l’Es­pagne, si l’on ne prend en compte que les femmes.

Ce sont les sep­tua­gé­naires qui disent se sen­tir le mieux.

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