Pas de garde, pas de deuxième en­fant !

Le Parisien (Essonne) - - VIE QUOTIDIENNE - F.M.

AVANT MÊME QU’IL N’AIT POUS­SÉ son pre­mier cri, c’est LE casse-tête de tous les fu­turs pa­rents : qui va gar­der bé­bé jus­qu’à son en­trée en ma­ter­nelle ? Si, dans 35 % des cas, ils s’en chargent eux-mêmes,

29 % des Fran­çais ont re­cours à des nou­nous et 19 % optent pour la crèche ou la halte-gar­de­rie. Dans 7 % des cas, c’est le sys­tème D qui prime, les grands-pa­rents étant no­tam­ment ap­pe­lés à la res­cousse.

Au coeur de ces don­nées, is­sues d’une étude de l’Ins­ti­tut na­tio­nal d’études dé­mo­gra­phiques (Ined), on dé­couvre aus­si que le mode de garde peut avoir une in­fluence sur l’ar­ri­vée… du deuxième en­fant. « Avoir ac­cès à une place en crèche pour son pre­mier en­fant ac­cé­lère l’ar­ri­vée du deuxième, constate Anne So­laz, di­rec­trice de re­cherche à l’Ined. En re­vanche, quand le mode de garde est in­cer­tain et qu’une fa­mille a, par exemple, re­cours aux grands-pa­rents ou à une al­ter­nance de modes de garde, ce­la tend à ra­len­tir l’ar­ri­vée d’un deuxième en­fant. » Il s’avère que les pa­rents les moins fa­vo­ri­sés so­cia­le­ment sont sou­vent contraints d’avoir re­cours à des modes de garde in­for­melle. « Les in­sta­bi­li­tés fi­nan­cières, pro­fes­sion­nelles, ré­si­den­tielles ou fa­mi­liales ren­con­trées par ces fa­milles rendent dif­fi­cile la conser­va­tion d’un mode de garde unique sur le temps long », sou­ligne l’Ined.

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