Ney­mar, nou­veau dé­part

Un an après son ar­ri­vée à Pa­ris, la star bré­si­lienne a en­core beau­coup de choses à prou­ver. Lui-même veut re­par­tir du bon pied après une fin de sai­son der­nière dé­li­cate.

Le Parisien (Essonne) - - FOOTBALL - PAR RONAN FOLGOAS

ON EF­FACE TOUT et on re­com­mence ? La mé­téo qui en­ve­loppe Ney­mar, de­puis son ar­ri­vée dans la ca­pi­tale en août 2017, est in­stable, im­pré­vi­sible, en­so­leillée par sé­quences, éblouis­sante par ins­tants avant de vi­rer à l’orage sou­dai­ne­ment.

Il y a deux se­maines par exemple, à Li­ver­pool, pre­mier grand test de la sai­son, le Bré­si­lien sem­blait im­puis­sant, désa­bu­sé, à la peine phy­si­que­ment. Au­jourd’hui, à la fa­veur de sor­ties convain­cantes en Ligue 1 (trois matchs en sept jours ré­com­pen­sés par trois buts et une passe dé­ci­sive), il se­rait re­de­ve­nu épa­noui, sou­riant et dé­ten­du. Une idée ren­for­cée par la te­nue d’une con­fé­rence de presse de la star, hier au Parc des Princes, la pre­mière de­puis celle or­ga­ni­sée lors de son ar­ri­vée au club. « La vé­ri­té, c’est que je n’ai rien chan­gé, a ré­tor­qué à cette oc­ca­sion le Bré­si­lien, cas­quette à l’en­vers et dis­cours bien à l’en­droit. J’ai tou­jours été bien ici, je me sens heu­reux sur le ter­rain, je vais vers mon meilleur ni­veau. »

RE­GAIN DE FORME

Avant de faire un cou­plet, tou­jours en por­tu­gais, sur Tho­mas Tu­chel, l’astre so­laire qui a suc­cé­dé cet été à l’Ibère aus­tère Unai Emery. « Il (Tho­mas Tu­chel) a ap­por­té quelque chose de nou­veau, dé­ve­loppe Ney. De­puis notre pre­mière con­ver­sa­tion l’an­née der­nière, je me suis ren­du compte que c’était un vain­queur qui veut amé­lio­rer les choses. Il sait où il veut al­ler, il nous le montre à chaque à chaque match. J’es­père qu’il va nous conduire vers la vic­toire en Ligue des cham­pions. »

A l’aube de cette deuxième jour­née de poules, la route vers la fi­nale à Ma­drid, le 1er juin pro­chain, est en­core longue mais Ney­mar veut croire en son nou­veau guide. Sur­tout lors­qu’il lui confie un rôle à sa me­sure. « J’aime dé­fi­nir et or­ga­ni­ser le jeu de mon équipe en évo­luant dans l’axe, ap­puie l’homme qui va­lait 222 M€. Au Bar­ça, Mes­si oc­cupe ce rôle. Ma fonc­tion était donc dif­fé­rente là-bas. Je jouais de fa­çon ver­ti­cale. Au PSG, j’aime avoir le bal­lon et évo­luer de ma­nière plus la­té­rale. Cette so­lu­tion, celle de nu­mé­ro 10, est une pré­fé­rence du coach, c’est lui qui dé­cide. »

Face à l’Etoile rouge de Bel­grade, pour son 40e match of­fi­ciel sous les cou­leurs pa­ri­sie­nen­traî­ne­ment, nes, Ney­mar de­vrait à nou­veau être à la ba­guette. En es­pé­rant confir­mer son re­gain de forme. « Je ne suis pas en­core à 100 %, pré­vient-il en­fin. J’ai beau­coup souf­fert ces der­niers mois (NDLR : ré­fé­rence à sa bles­sure au pied avec le PSG en fé­vrier puis une Coupe du monde dé­ce­vante avec le Bré­sil). Mais je ne vais pas res­ter à pleurnicher. Je vais de l’avant. » Une belle pro­messe.

“JE NE VAIS PAS RES­TER À PLEURNICHER. JE VAIS ” DE L’AVANT

Camp des Loges (Saint-Ger­mai­nen-Laye), hier. Ney­mar, ra­dieux, lors de l’en­traî­ne­ment des Pa­ri­siens.

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