Lyon in­quiète avant d’al­ler à Pa­ris

Mal­me­né et ac­cro­ché par le Sha­kh­tar Do­netsk hier soir dans un match à huis clos (2-2), l’OL n’ap­pa­raît pas au meilleur de sa forme avant le choc face au PSG di­manche.

Le Parisien (Essonne) - - FOOTBALL - DE NOTRE COR­RES­PON­DANT AN­THO­NY FAURE À LYON (RHÔNE)

ÉNIG­MA­TIQUE OL. Brillant à Man­ches­ter Ci­ty lors de la 1re jour­née de Ligue des Cham­pions (suc­cès 2-1), Lyon n’a pas réus­si à battre le Sha­kh­tar Do­netsk hier soir dans un Grou­pa­ma Sta­dium à huis clos (2-2), lais­sant fi­ler une oc­ca­sion en or de prendre une op­tion pour les 8es de fi­nale de l’épreuve.

Au-de­là du ré­sul­tat, dé­ce­vant, c’est la ma­nière qui in­ter­pelle. Contre une équipe à sa por­tée, l’OL a en­core fonc­tion­né sur cou­rant al­ter­na­tif. Ca­pable du meilleur, comme à Ci­ty ou contre l’OM (4-2), pour re­ve­nir en deux mi­nutes de 2-0 à 2-2, et du pire, au cours d’une pre­mière mi-temps in­si­pide face aux Ukrai­niens. Sa­me­di der­nier, dé­jà, Lyon avait été in­ca­pable de battre Nantes (1-1) pour­tant en pleine crise spor­tive, à do­mi­cile.

In­quié­tant avant le choc à Pa­ris, di­manche ? « Tout dé­pend de ce qu’on veut re­te­nir, souffle le coach, Bru­no Ge­ne­sio. Je pré­fère re­te­nir la deuxième mi­temps contre Do­netsk et la ca­pa­ci­té de ré­ac­tion de mon équi- pe. Mais, oui, sur la pre­mière mi-temps, on peut se dire que c’est in­quié­tant… »

INCONSTANCE CHRO­NIQUE

Pen­dant plus d’une heure, Lyon, sans idées, sans jus, ne s’est pas mon­tré à la hau­teur d’un match de Ligue des Cham­pions. En Ligue 1, après huit jour­nées, l’OL pointe d’ailleurs dé­jà à 10 points du PSG. Signe de son inconstance chro­nique. No­tam­ment contre les ad­ver­saires plus faibles sur le pa­pier.

« Pa­ris est une équipe for­mi­dable. Les Pa­ri­siens ont beau­coup d’avance sur nous. Ils ont les 25 meilleurs joueurs du cham­pion­nat », sou­ligne le pré­sident Jean-Mi­chel Au­las. Avant d’ajou­ter avec ma­lice : « Ça va être dif­fi­cile de les contra­rier. On re­por­te­ra nos am­bi­tions sur le match sui­vant qui se­ra beau­coup plus im­por­tant. Il y a un cham­pion­nat à deux vi­tesses. Le PSG est sûr de ter­mi­ner avec 30 points d’avance car c’est la meilleure équipe. »

L’OL, dé­jà bat­tu ? Si im­pré­vi­sible, l’équipe sait éle­ver son ni­veau de jeu lors­qu’on ne l’at­tend pas, quand la sen­tence semble iné­luc­table. Les jeunes Lyon­nais l’ont sou­vent mon­tré ces der­niers mois. Dans les grands matchs, ils sont presque tou­jours là.

Car Lyon a du ta­lent, et pos­sède, comme sans doute au­cun autre club fran­çais, les in­di­vi­dua­li­tés pour faire va­ciller Pa­ris. Di­manche, c’est un choc. Ça brille. Et, ça, l’OL adore.

Grou­pa­ma Sta­dium (Dé­cines), hier soir. Le ca­pi­taine lyon­nais Na­bil Fe­kir n’a pas réus­si à for­cer le ver­rou de la dé­fense ukrai­nienne.

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