ÊTES-VOUS FA­VO­RABLE À UN HOM­MAGE NA­TIO­NAL POUR AZ­NA­VOUR ?

Le Parisien (Essonne) - - LOISIRS - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR ÉMI­LIE TORGEMEN

Oui.

Il doit re­ce­voir les hon­neurs de la na­tion. Qu’im­porte si sa mort in­ter­vient peu de temps après celle de John­ny, qu’im­porte si l’on or­ga­nise un hom­mage na­tio­nal tous les ans ! Az­na­vour ré­con­ci­lie les gé­né­ra­tions : des grands-pa­rents aux jeunes en­fants, tout le monde peut fre­don­ner une di­zaine de titres.

Un hom­mage in­ter­na­tio­nal.

Voi­là ce qu’il fau­drait pour ce grand mon­sieur. L’Ar­mé­nie a dé­jà pré­vu une jour­née d’ob­sèques na­tio­nales. En France, ce se­rait bien qu’on ima­gine un mo­ment de com­mu­nion où tous les Fran­çais chan­te­raient un de ses plus grands tubes en­semble à la même heure.

Oui.

Per­son­nel­le­ment, j’ado­re­rais qu’on cé­lèbre cet im­mense am­bas­sa­deur de la culture fran­çaise. Je suis un grand fan de Charles Az­na­vour de­puis mon ado­les­cence, j’ai été à un de ses concerts à l’âge de 16 ans, j’étais d’ailleurs le plus jeune dans la salle ! J’es­pé­rais y em­me­ner mes en­fants plus tard.

Non.

Je ne suis pas du tout fa­na­tique des hom­mages na­tio­naux. Ça me dérange quand des gens qui avaient au mieux croi­sé trois fois le dé­funt dans leur vie pro­noncent l’orai­son fu­nèbre. C’est en­core pire s’il s’agit de ré­cu­pé­ra­tion de po­li­tiques qui es­saient d’at­tra­per un peu de la cote d’amour au pas­sage.

Bien sûr.

Il le mé­rite. Az­na­vour est un grand pa­ro­lier de la classe d’un Brel, d’un Bras­sens ou d’un Fer­ré. Un hom­mage na­tio­nal ra­chè­te­rait aus­si les cri­tiques qu’il a su­bies parce qu’il était fils d’im­mi­grés, parce qu’il était pe­tit… Il fau­drait une al­lo­cu­tion pré­si­den­tielle mais pas quelque chose de trop vul­gaire, ni de trop clin­quant.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.