Dé­jà la re­chute !

Pour son deuxième match sur le banc du Red Star, Fa­ruk Had­zi­be­gic a su­bi une lourde dé­faite à do­mi­cile contre Béziers (0-3).

Le Parisien (Essonne) - - SPORTS | ILE-DE-FRANCE - PAR STÉ­PHANE CORBY FA­RUK HAD­ZI­BE­GIC, EN­TRAέNEUR DU RED STAR

LE VENT DE LA RÉ­VOLTE n’a pas souf­flé au-de­là de la rade de Brest. Une se­maine après le nul (1-1) plein de ca­rac­tère ra­me­né de Bre­tagne, le Red Star a lour­de­ment chu­té, hier soir « à la mai­son », à Beauvais, contre Béziers (0-3). Une vi­laine ha­bi­tude (2 vic­toires et 6 dé­faites sur la pe­louse pi­carde cette sai­son !) pour le 19e de Ligue 2 et un pre­mier re­vers pour le nou­vel en­traî­neur, Fa­ruk Had­zi­be­gic… Onze jours après sa no­mi­na­tion, le suc­ces­seur de Ré­gis Brouard en­tre­voit l’im­men­si­té du chan­tier qui se pré­sente à lui… « On a pris une le­çon d’hu­mi­li­té de la part de Béziers », ré­sume d’abord le tech­ni­cien fran­co-bos­nien.

Il est vrai que son équipe, iden­tique — hor­mis Chan­tôme, sus­pen­du — à celle lan­cée à Brest, a to­ta­le­ment ra­té son duel de pro­mus. A la pause, le score était dé­jà ac­quis avec deux buts en­cais­sés aux deux ex­tré­mi­tés de la mi-temps. D’abord par Kan­té, l’an­cien at­ta­quant du Pa­ris FC (10e), puis par Nou­ri, après un coup franc re­pous­sé par Dou­chez (42e).

UNE PA­REN­THÈSE COUPE DE FRANCE

Sans le ta­lent de l’an­cien gar­dien du PSG, l’ad­di­tion au­rait d’ailleurs pu être plus sa­lée, même si Béziers a frap­pé une 3e fois par Nou­ri (0-3, 75e). « On passe com­plè­te­ment à tra­vers, peste le dé­fen­seur Xa­vier To­mas, ti­tu­la­ri­sé pour la deuxième fois. On s’est vus trop beaux après Brest et la réa­li­té nous a rat­tra­pés. La Ligue 2 est un cham­pion­nat dif­fi­cile, et on n’a pas été pré­sents dans l’état d’es­prit. Nous, joueurs, on prend la res­pon­sa­bi­li­té de cette dé­faite. Cha­cun doit se re­gar­der dans la glace… »

Après cette lourde re­chute, les pro­pos d’avant-match d’Had­zi­be­gic prennent aus­si tout leur sens. « On est 19es et il y a donc 18 mon­tagnes de­vant nous… » « Certes, Béziers était une mon­tagne as­sez haute, a pour­sui­vi, hier soir, le coach, mais c’est sur­tout nous qui n’avons pas eu la vo­lon­té de la gra­vir ! » « Si l’équipe a au­tant chan­gé de vi­sage d’une se­maine à l’autre, c’est peut-être que j’ai bais­sé la garde, pour­suit Had­zi­be­gic. On gagne et on perd tous en­semble… Il va fal­loir di­gé­rer 14e JOUR­NÉE cette dé­cep­tion. Quand vous per­dez 3-0, dans les yeux de tout le monde, il n’y a que du né­ga­tif… » Au mo­ment d’abor­der la pa­ren­thèse Coupe de France, et un dé­pla­ce­ment à Mende (N 3), il fau­dra donc quand même cher­cher du po­si­tif. La sai­son est en­core longue et Had­zi­be­gic sait où il a mis les pieds. « Je n’étais pas dans l’eu­pho­rie après Brest, je ne suis pas dans une in­quié­tude plus grande après Béziers », tente-t-il de ras­su­rer.

“SI

L’ÉQUIPE A AU­TANT CHAN­GÉ DE VI­SAGE D’UNE SE­MAINE À L’AUTRE, C’EST PEUT-ÊTRE QUE J’AI

” BAIS­SÉ LA GARDE

Stade Pierre-Bris­son (Beauvais), hier. Dé­pi­té après la lourde dé­faite de son équipe, l’en­traî­neur du Red Star Fa­ruk Had­zi­be­gic se tient la tête entre les mains.

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