« Pour moi, l’hy­bride, c’est fi­ni »

Le Parisien (Essonne) - - FAIT DU JOUR - Peu­geot 3008 hy­bride d’oc­ca­sion VINCENT VÉRIER

Aix-en-Pro­vence (Bouches-du-Rhône) Pro­thé­siste den­taire C’EST EN VOYANT des ma­mans pro­me­ner leurs en­fants que Ka­rine a dé­ci­dé, dé­but 2017, de chan­ger sa vieille Ci­troën C 5 die­sel. « Chaque fois que je me ga­rais en bas de chez moi, je les voyais res­pi­rer les gaz de mon pot d’échap­pe­ment », se sou­vient cette ha­bi­tante d’Aix-en­Pro­vence (Bouches-du-Rhône).

Ka­rine jette alors son dé­vo­lu sur un vé­hi­cule hy­bride, une Peu­geot 3008 d’oc­ca­sion de quatre ans à 15 700 € (39 000 € à l’état neuf), qu’elle achète sans aide ni prime à la conver­sion. Pen­dant un an et de­mi, le vé­hi­cule roule par­fai­te­ment. « Mais je n’ai pas consta­té de baisse de ma fac­ture de car­bu­rant », re­grette cette pro­thé­siste den­taire.

LES GARAGISTES PAS AS­SEZ FOR­MÉS

En juillet, au mo­ment de par­tir en va­cances, un pro­blème sur la bat­te­rie de ser­vi­tude lui coûte 650 €. Au re­tour, en sep­tembre, sa 3008 re­fuse de dé­mar­rer. « Le ga­rage Peu­geot a dû faire ve­nir un in­gé­nieur de Pa­ris pour trou­ver la panne », ra­conte Ka­rine. Au bout de trois se­maines, le diag­nos­tic tombe… avec la fac­ture : « C’était la bat­te­rie de trac­tion, ex­plique l’au­to­mo­bi­liste. La ré­pa­ra­tion coû­tait 5 800 €, à ma charge puisque la voi­ture n’était plus sous ga­ran­tie. » In­ac­cep­table pour Ka­rine, sur­tout pour un vé­hi­cule âgé de 6 ans avec 86 000 km au comp­teur.

« Ce n’est pas comme pour une es­sence ou un die­sel, où vous pou­vez trou­ver un ga­ra­giste moins cher. Là, il vous faut LE spé­cia­liste. Vous êtes pris au piège. » Fi­na­le­ment, Peu­geot lui pro­pose de payer 75 % de la fac­ture. « Je trouve ce­la plu­tôt cor­rect, re­con­naît Ka­rine. Mais pour moi, l’hy­bride, c’est fi­ni. J’ai le sen­ti­ment que ce n’est pas as­sez dé­ve­lop­pé, même si mon voi­sin a une Toyo­ta hy­bride de­puis des an­nées qui fonc­tionne très bien. En cas de pro­blème, les garagistes ne sont pas for­més et, en plus, ça coûte cher. »

En at­ten­dant de ré­cu­pé­rer sa voi­ture, Ka­rine roule à vé­lo élec­trique pour al­ler au tra­vail en pé­ri­phé­rie d’Aix. « Dix ki­lo­mètres le ma­tin, dix le soir. Une vraie éco­lo, sou­rit la quin­qua­gé­naire. Et le pire, c’est que j’y prends goût. En­fin, tant qu’il fait beau. »

Bois-Co­lombes (Hauts-de-Seine), hier. Grâce à une au­to­no­mie de 50 à 60 km en tout-élec­trique, Flo­rian peut faire cer­tains tra­jets sans pui­ser dans son ré­ser­voir.

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