Six ans de pri­son re­quis contre Georges Tron

Le Parisien (Essonne) - - FAITS DIVERS -

u terme de quatre se­maines de dé­bats de­vant la cour d’as­sises de la Seine-SaintDe­nis, l’avo­cat gé­né­ral Fré­dé­ric Ber­nar­do es­time que l’an­cien se­cré­taire d’Etat et tou­jours maire (LR) de Dra­veil (Es­sonne) Georges Tron et son an­cienne ad­jointe Bri­gitte Gruel sont cou­pables de viols en réu­nion et d’agres­sions sexuelles sur Vir­gi­nie Et­tel et Eva Lou­brieu. Il a re­quis hier une peine de six ans d’em­pri­son­ne­ment contre l’édile et quatre ans contre celle qui a été pré­sen­tée comme sa maî­tresse,

Amais aus­si une in­ter­dic­tion des droits ci­viques, et une peine d’in­éli­gi­bi­li­té pen­dant cinq ans.

« ON EST DANS UNE AF­FAIRE DE DO­MI­NA­TION »

Dans cette pro­cé­dure ou­verte en 2011, les re­pré­sen­tants du mi­nis­tère pu­blic avaient tou­jours ré­cla­mé un non-lieu pour les ac­cu­sés. « On a le droit dans la ma­gis­tra­ture d’avoir son point de vue. J’ai le mien ! Tout au long de l’au­dience, mon opi­nion a pu se for­ger. Après avoir lu le dos­sier lon­gue­ment, mon in­time convic­tion est que M. Tron et Mme Gruel sont cou­pables », a ex­pli­qué Fré­dé­ric Ber­nar­do. Pour lui, les ver­sions des deux ex-em­ployées mu­ni­ci­pales, qui dé­crivent des séances de réflexologie plan­taires qui se sont muées en viol avec la com­pli­ci­té de Bri­gitte Gruel, pré­sen­tée comme la ra­bat­teuse, se tiennent. « On n’est pas dans une af­faire de sexe, on est dans une af­faire de do­mi­na­tion de ce­lui qui a le pou­voir sur ses su­bor­don­nées. La réflexologie est un piège pour s’au­to­ri­ser à tou­cher le pied des femmes », a-til dé­ve­lop­pé.

En dé­fense, Me Frank Na­ta­li a plai­dé l’ac­quit­te­ment de Bri­gitte Gruel : « Quelles sont les réa­li­tés

Bo­bi­gny, lun­di. Georges Tron à la cour d’as­sises de Seine-Saint-De­nis.

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