Une in­ter­dic­tion qui passe plu­tôt bien

Le Parisien (Essonne) - - LOISIRS - G.P.

Il y a cette jeune femme qui fait la moue en ar­ri­vant : « Ça va al­ler, vous al­lez pas­ser une bonne soi­rée quand même », l’en­cou­rage l’ou­vreuse du Pa­ra­dis la­tin, à Pa­ris. Ou cette autre qui grogne en sen­tant vi­brer son smart­phone « trois fois de suite », sans pou­voir vé­ri­fier la te­neur des mes­sages re­çus. Mais pour l’es­sen­tiel, la dé­ci­sion de Flo­rence Fo­res­ti d’in­ter­dire l’usage des por­tables du­rant son spec­tacle — une pre­mière en France — passe plu­tôt bien. « Heu­reu­se­ment que les gens les gardent avec eux. Si on avait dû or­ga­ni­ser un ves­tiaire à por­tables, ça au­rait été com­pli­qué », re­marque cette ou­vreuse.

Pas de gar­de­rie à smart­phones, donc. A la place, un dis­po­si­tif, dé­ve­lop­pé par l’en­tre­prise amé­ri­caine Yon­dr, qui per­met de glis­ser son té­lé­phone dans une po­chette sous scel­lés le temps de la re­pré­sen­ta­tion (et de le ré­cu­pé­rer sans at­tente à la sor­tie en le dé­clip­sant, comme on re­tire un an­ti­vol d’un vê­te­ment).

« Moi, ça me va très bien : il n’y a rien de plus aga­çant que de voir des lu­mières pen­dant un spec­tacle », ré­agit Mu­riel. « Heu­reu­se­ment qu’on ne les laisse pas à la consigne, j’au­rais quand même eu peur qu’il soit éga­ré… et on au­rait per­du un temps fou à la fin à faire la queue », note Mi­reille. Ma­thilde, elle, fait un peu la tête en at­ten­dant le le­ver de ri­deau. « Avec ce cadre somp­tueux, j’au­rais bien pos­té une pho­to de mon billet, pour faire ra­ger les co­pines. »

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