Col­lecte des dé­chets : dé­jà quinze jours de blo­cage VILLEJUST

Les sa­la­riés du site du Siom à Villejust n’as­surent plus le ra­mas­sage faute de ma­té­riel. Pour le re­pre­neur, ils sont en grève.

Le Parisien (Essonne) - - ESSONNE - PAR CÉ­CILE CHEVALLIER

SEULE AVAN­CÉE : les pou­belles ont en­fin été ra­mas­sées dans les com­munes* adhé­rentes au Siom (syn­di­cat in­ter­com­mu­nal d’or­dures mé­na­gères). De­puis deux jours, la col­lecte des bacs est re­ve­nue à la nor­male dans la val­lée de Che­vreuse.

Mais la si­tua­tion est loin d’être ré­glée. Les 84 sa­la­riés du site de Villejust n’ont tou­jours pas re­pris le tra­vail. Les dix-sept maires des villes tou­chées par un conflit so­cial en­ta­mé le 1er no­vembre der­nier ont ap­pe­lé mar­di à « la re­prise im­mé­diate du dia­logue entre les re­pré­sen­tants de la CGT et la di­rec­tion de la so­cié­té Se­pur ».

Les dif­fi­cul­tés re­montent au 1er no­vembre, lorsque les em­ployés de Villejust ont dé­po­sé un préa­vis de grève le jour de leur re­prise par la so­cié­té Se­pur. Ils dé­non­çaient leurs condi­tions de re­prise : pertes de primes, baisse des sa­laires…

UNE DÉ­BRAYAGE TER­MI­NÉ LE 2 NO­VEMBRE

« Mais de­puis le 2 no­vembre, nous ne sommes plus en grève, af­firme Steeve Avisse, dé­lé­gué CGT sur le site de Villejust. Nous sommes pri­vés de ma­té­riel pour tra­vailler, pas de ca­mions, pas d’équi­pe­ment. Nous l’avons fait consta­ter par huis­sier. » Ils ont éga­le­ment re­çu le sou­tien des élus éco­lo­gistes de l’Es­sonne qui es­timent que « les sa­la­riés sont la pre­mière va­riable d’ajus­te­ment d’un ap­pel d’offres ga­gné par le low cost ».

You­ri Iva­nov, le pré­sident du di­rec­toire de Se­pur, confirme que les sa­la­riés se dé­clarent non-gré­vistes. « Et pour­tant ils sont gré­vistes puis­qu’ils n’as­surent pas les col­lectes, ré­torque-t-il. Je n’ai au­cun in­ter­lo­cu­teur, au­cune ré­ponse à mes cour­riers. Je suis d’ac­cord avec les maires, mais je n’ai per­sonne avec qui dia­lo­guer. »

LES DEUX PAR­TIES DÉ­NONCENT L’AB­SENCE DE DIA­LOGUE

Il as­sure avoir sai­si hier la pré­fec­ture de l’Es­sonne pour un ar­bi­trage et pour que la CGT man­date une per­sonne pour la re­prise des né­go­cia­tions. « Seule conso­la­tion, de­puis deux jours, nous as­su­rons nor­ma­le­ment la col­lecte des bacs, in­dique You­ri Iva­nov. Nous avons su­bi de­puis le dé­but de la grève 40 actes d’in­ti­mi­da­tion, de sa­bo­tage et d’agres­sions de nos agents qui as­surent le ra­mas­sage. Mais de­puis que deux per­sonnes ont été in­ter­pel­lées et pla­cées en garde à vue (lire ci-des­sous) nous n’avons plus su­bi d’in­ti­mi­da­tions. »

Steeve Avisse dé­plore aus­si « l’ab­sence de dia­logue », mais il l’im­pute au pré­sident de Se­pur. « Nous ré­pon­dons à tous ces cour­riers, il ment, mar­tèle le dé­lé­gué CGT. C’est lui qui crée l’im­passe. Les sa­la­riés res­tent plus que ja­mais dé­ter­mi­nés, mal­gré les quinze jours de conflit. Ils dé­fendent leurs postes et leurs condi­tions de tra­vail. »

▣ *Bures-sur-Yvette, Cham­plan, Gif-sur-Yvette, Go­metz-le-Châtel, Igny, Les Ulis, Long­ju­meau, Or­say, Palaiseau, Sa­clay, Saint-Au­bin, Vau­hal­lan, Ville­bon-sur-Yvette, Villejust et Villiers-le-Bâcle ; et deux dans les Yve­lines : Che­vreuse et Saint-Ré­my-lès-Che­vreuse.

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