Le GO du vé­lo

Après avoir re­lan­cé l’or­ga­ni­sa­tion des cy­clo­spor­tives et des cri­té­riums en ré­gion pa­ri­sienne, Eric Ra­mos or­ga­nise le pre­mier ga­la « Stars en piste », sa­me­di à Saint-Quen­tin-en-Yve­lines.

Le Parisien (Essonne) - - SPORTS ILE-DE-FRANCE - PAR LAURENT PRUNETA

IN­VI­TÉ SA­ME­DI à la re­mise de la Coupe de France pro­fes­sion­nelle à La Lon­ge­ville (Doubs), où toute la fa­mille du cyclisme fran­çais était réunie, Eric Ra­mos a « sen­ti des re­gards dif­fé­rents po­sés sur lui ». A 61 ans, ce re­trai­té es­son­nien est de­ve­nu un or­ga­ni­sa­teur qui compte dans le mi­lieu grâce à ses idées ori­gi­nales.

Après avoir re­lan­cé les cri­té­riums pro­fes­sion­nels en Ile-de-France de­puis 2015 (deux édi­tions à Long­ju­meau [Es­sonne], une à Choi­sy-leRoi [Val-de-Marne]), il or­ga­nise, sa­me­di, le pre­mier ga­la « Stars en piste » au vé­lo­drome na­tio­nal de Saint-Quen­tin-en-Yve­lines (lire en­ca­dré). « Je ne suis ja­mais en panne d’idées, j’es­saie d’in­no­ver et sur­tout de ser­vir le cyclisme », ex­plique le beau-père de Yoann Of­fre­do, cy­cliste pro­fes­sion­nel chez Wan­ty-Groupe Go­bert, qu’il en­traîne sou­vent au vo­lant de son scoo­ter.

À L’ORI­GINE DE LA JACQUES GOUIN ET DE LA VÉLOSTAR

« Je ne veux sur­tout pas me mettre en avant, pré­cise le di­ri­geant de Vélostar Or­ga­ni­sa­tion de­puis 2008. Cer­tains font beau­coup plus que moi pour re­lan­cer le cyclisme en Ile-deF­rance, comme Ré­my Tur­gis avec les jeunes et le cy­clo-cross, ou Pa­trick Le­rus, le pré­sident du Team 94, qui forme des ga­mins des ci­tés au vé­lo. » Au cours de sa vie pro­fes­sion­nelle, Eric Ra­mos a tou­jours vou­lu in­no­ver. « J’ai mon­té ma pre­mière en­tre­prise à 18 ans, puis j’ai été le pre­mier à im­plan­ter des ma­ga­sins de cycles dans des grands centres com­mer­ciaux », ex­plique-t-il. L’aven­ture a du­ré une ving­taine d’an­nées avec deux bou­tiques Vé­lo Star dans les centres com­mer­ciaux Vé­li­zy 2 (Yve­lines) et à Belle-Epine (Valde-Marne). « Per­sonne ne fai­sait ça et je me di­sais que ça plai­rait. Ça a plu­tôt bien fonc­tion­né. Mais le com­merce, c’est contrai­gnant, on ne voit pas gran­dir sa fa­mille, donc j’ai dé­ci­dé d’ar­rê­ter en 2009. »

Il se lance alors dans l’or­ga­ni­sa­tion avec deux cy­clo­spor­tives po­pu­laires : la Jacques Gouin (en mars) et la Vélostar (en mai). Elles ras­semblent dé­sor­mais plu­sieurs mil­liers de par­ti­ci­pants. « C’était un chal­lenge dif­fi­cile au dé­part, car la cir­cu­la­tion en Ile-de-France, c’est in­fer­nal, sou­ri­til. Mais on y est ar­ri­vés. J’ai la chance d’être ac­com­pa­gné par une belle équipe de bé­né­voles et des par­te­naires fi­dèles qui me suivent. Je me suis pris au jeu et j’ai vou­lu al­ler plus loin. Je voyais les cri­té­riums d’après-Tour en pro­vince et je me suis dit pour­quoi pas ne pas en mon­ter un près de Pa­ris. On a ré­in­tro­duit les der­nys (NDLR : cy­clo­mo­teurs qui en­traînent les cy­clistes). L’idée a plu, donc je suis ra­vi. Mon but n’est pas de ga­gner de l’ar­gent avec mes or­ga­ni­sa­tions. Je veux créer des épreuves fes­tives, convi­viales, où il y a une vraie proxi­mi­té entre le pu­blic et les cou­reurs. Pour ce ga­la Stars en piste, l’idée est que les spec­ta­teurs puissent na­vi­guer li­bre­ment entre les gra­dins et le centre de la piste. »

Sa­me­di, Eric Ra­mos pro­met « l’une de [ses] plus belles épreuves ja­mais or­ga­ni­sées : tout est ma­gni­fique, le vé­lo­drome, le pla­teau… J’ai trou­vé ma vo­ca­tion et dé­jà plein de nou­velles idées pour la suite. »

“JE NE SUIS JA­MAIS EN PANNE D’IDÉES, J’ES­SAIE D’IN­NO­VER ET SUR­TOUT ” DE SER­VIR LE CYCLISME

Choi­sy-le-Roi (Val-de-Marne), le 6 août. Eric Ra­mos (ac­crou­pi, en che­mise), 61 ans, pose fiè­re­ment au mi­lieu des cou­reurs pro­fes­sion­nels lors de son cri­té­rium d’après-Tour.

Beau-père du cou­reur pro Yoann Of­fre­do(à g.), Eric Ra­mos, dit vou­loir créer « des épreuves fes­tives et convi­viales ».

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