Fi­ckou, Mon­sieur Plus

Le trois-quarts centre du Stade Français a brillé sa­me­di contre l’Ar­gen­tine. Le XV de France tient un vrai joyau qui doit ga­gner en constance pour s’im­po­ser dé­fi­ni­ti­ve­ment.

Le Parisien (Essonne) - - SPORTS - PAR DA­VID OPOC­ZYNS­KI L’UN DE NOS EN­VOYÉS SPÉ­CIAUX À VILLENEUVE-D’ASCQ (NORD) AVEC F.GI.

RUG­BY. Au­teur d’un ex­cellent match sa­me­di face à l’Ar­gen­tine, le centre du Stade Français doit ga­gner en constance pour s’im­po­ser chez les Bleus où son

ta­lent fait l’una­ni­mi­té.

DANS LA ZONE MIXTE du stade Pierre-Mau­roy, Ted­dy Tho­mas n’a pas lais­sé passer l’oc­ca­sion de cham­brer Gaël Fi­ckou. L’ai­lier du Ra­cing ve­nait d’évo­quer l’in­croyable per­cée du centre pa­ri­sien à l’ori­gine de son se­cond es­sai, sa­me­di, contre l’Ar­gen­tine (28-13). « Gaël a fait une action à la hau­teur de son ni­veau, avait-il com­men­té. Il marche sur l’eau en ce dé­but de sai­son, il l’a en­core prou­vé ce soir (sa­me­di). Sa qua­li­té in­di­vi­duelle a fait la dif­fé­rence, moi j’ai sim­ple­ment fi­ni sa mer­veilleuse action. » On lui souf­fla alors qu’il avait lais­sé faire une longue passe à son pote. « Oui, ça lui fait du bien », glis­sa alors Tho­mas, ta­quin.

Rem­pla­çant de Geof­frey Dou­may­rou contre l’Afrique du Sud, Gaël Fi­ckou (24 ans, 39 sé­lec­tions) a écla­bous­sé de son ta­lent le match face aux Ar­gen­tins. De quoi s’in­ter­ro­ger une fois en­core sur son ab­sence contre les Boks. Hier, Jean-Bap­tiste Elis­salde, l’ad­joint de Jacques Bru­nel en charge des ar­rières, s’est jus­ti­fié. Il a évo­qué « la dif­fé­rence de jeu pro­po­sé par l’ad­ver­saire » ou « la confiance par rap­port à ce que Geof­frey (Dou­may­rou) avait fait de­puis dix mois ». Avant d’ajou­ter qu’il s’agis­sait aus­si de « dire à Gaël qu’il ne suf­fit pas de faire trois bons matchs avec le Stade Français », sous-en­ten­du pour ga­gner sa place.

“QUAND IL EST DANS CET ÉTAT DE FORME, IL RÉA­LISE DES CHOSES DONT LUI SEUL EST ” CA­PABLE YOANN MAES­TRI, DEUXIÈME LIGNE

NE PAS SE RELÂCHER

Elis­salde reste d’ailleurs pru­dent avec le joueur qu’il a di­ri­gé à Tou­louse. « Je connais trop l’oi­seau pour m’em­bal­ler », sou­rit-il. Avant de pré­ci­ser : « Bien évi­dem­ment qu’il a d’énormes qua­li­tés, bien évi­dem­ment que peu de joueurs ont cette fa­ci­li­té à ef­fa­cer des dé­fen­seurs. Main­te­nant, ça doit en­core plus l’en­cou­ra­ger à faire des ef­forts et don­ner le max dans l’entraînement in­vi­sible. »

On l’au­ra com­pris, le staff du XV de France sou­haite évi­ter que son joyau se re­lâche. Mais, dans un groupe bleu de plus en plus sou­dé, Fi­ckou peut comp­ter sur ses amis pour l’ai­der à res­ter sur le bon che­min. A l’image de Yoann Maes­tri. « Quand il se donne les moyens comme ac­tuel­le­ment ça donne ça, re­marque le deuxième ligne. Il a un ta­lent que tout le monde connaît et re­con­naît. Il y a beau­coup d’at­tente au­tour de lui. Ce n’est pas fa­cile. Mais quand il est dans cet état de forme, il réa­lise des choses dont lui seul est ca­pable. C’est quand même im­pres­sion­nant et je suis très heu­reux pour lui. »

Stade Pierre-Mau­roy (Villeneuve-d’Ascq), sa­me­di. Gaël Fi­ckou a ré­ga­lé le pu­blic face à l’Ar­gen­tine.

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