La Li­brai­rie du pous­sin fait en­fin son nid LARDY

Une com­mer­çante iti­né­rante vient de s’ins­tal­ler dans un nou­veau lieu ré­ser­vé aux bou­tiques éphé­mères. Un concept qui per­met d’ai­der de jeunes en­tre­pre­neurs à se faire connaître.

Le Parisien (Essonne) - - ESSONNE - PAR NOLWENN COSSON @nol­wenn­cos­son

IL FAL­LAIT se faire tout pe­tit pour cir­cu­ler dans les rayons. Quelques mi­nutes après l’ou­ver­ture de la Li­brai­rie du pous­sin, sa­me­di à Lardy, le lo­cal de 25 m² était noir de monde. Une vraie réus­site pour Del­phine Sain­te­ma­rie qui, après avoir sillon­né les rues avec son com­merce iti­né­rant, se lance dans une nou­velle aven­ture : ou­vrir une bou­tique éphé­mère au 62, Grande-Rue, à quelques pas de la mai­rie.

Un concept por­té par la mu­ni­ci­pa­li­té, pro­prié­taire des lo­caux. « Jus­qu’à son dé­mé­na­ge­ment dans notre nou­vel es­pace Si­mone-Veil, le centre com­mu­nal d’action so­ciale était im­plan­té ici, rap­pelle Dominique Bou­graud, maire (SE). Nous avons voulu op­ti­mi­ser ce lieu avec comme ob­jec­tif de re­dy­na­mi­ser notre centre-bourg. Avec ce sys­tème, les jeunes en­tre­pre­neurs pour­ront tes­ter leurs idées avant d’ou­vrir un com­merce per­ma­nent, si pos­sible dans la ville. »

Grâce à un bail al­lant de quelques mois à trois ans, les com­mer­çants d’un lo­cal amé­na­gé pour seule­ment 230 € par mois, charges com­prises. « C’est un vrai coup de pouce pour eux, as­sure Eric Al­ca­raz, maire-ad­joint en charge du dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique, à l’ori­gine de ce concept. J’ai tout de suite pen­sé à Del­phine Sain­te­ma­rie, qui est dé­jà ré­gu­liè­re­ment pré­sente sur notre mar­ché. »

De­puis un an, la jeune femme fait la tour­née des com­munes du sud de l’Es­sonne avec son ca­mion, bap­ti­sé Ro­ger. A l’in­té­rieur, près de 2 000 li­bé­né­fi­cient vres sont pro­po­sés à la vente. Une ma­nière d’être au plus proche des lec­teurs que la li­braire n’est pas prête à aban­don­ner.

UN TRAI­TEUR ITA­LIEN AR­RIVE DANS QUELQUES JOURS

« Il n’est pas ques­tion que j’ar­rête, ras­sure-t-elle. Mais ce­la fai­sait quelque temps que je ré­flé­chis­sais à l’idée d’ou­vrir un lo­cal, de pré­fé­rence dans une com­mune où j’ai dé­jà ma clien­tèle. Lardy ré­pon­dait aux cri­tères. Avec un loyer mo­dé­ré et un pre­mier bail de six mois, je peux ten­ter l’aven­ture sans prendre trop de risques. »

D’ici quelques jours, un trai­teur ita­lien qui ha­bite Lardy de­puis deux mois re­join­dra l’aven­ture. « Nous re­cher­chons un troi­sième lo­ca­taire, fait sa­voir le maire-ad­joint. Nous sommes ou­verts à toutes les pro­po­si­tions. Sauf aux com­merces de bouche, ce­la en­gen­dre­rait trop de tra­vaux. » Les per­sonnes in­té­res­sées peuvent se faire connaître au­près de la mai­rie.

Lardy, sa­me­di. Del­phine Sain­te­ma­rie (à g.) a été sé­duite par l’idée d’avoir son propre lo­cal pour un loyer mo­dé­ré et une du­rée li­mi­tée.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.