PA­RIS | XIXe La pé­niche s’amuse !

De­puis quatre ans, amar­rée sur le ca­nal de l’Ourcq, la jo­lie pé­niche « Grande fan­tai­sie » pro­pose des ac­ti­vi­tés cultu­relles et fes­tives gra­tuites. Ses ca­pi­taines offrent même le cous­cous et la gre­na­dine.

Le Parisien (Essonne) - - LOISIRS - PAR BÉNÉDICTE AGOU­DET­SÉ

Où s’of­frir un cous­cous sans payer et un DJ set du grand Dee Nas­ty pour pas un rond le jeu­di soir ? Où faire la fête, pro­fi­ter de concerts, d’ex­pos et d’ate­liers ar­tis­tiques le week-end (pour adultes et en­fants) pour zé­ro cen­time ? Où al­ler se tré­mous­ser lors d’un thé dan­sant gra­tuit un di­manche après-mi­di ?

Il suf­fit de lon­ger le ca­nal de l’Ourcq pour trou­ver ce lieu in­so­lite qui pro­pose plein d’ac­ti­vi­tés cultu­relles et de loisirs en ac­cès libre. Ou­verte de­puis 2014, pen­dant dix mois chaque an­née, la pé­niche « Grande fan­tai­sie » se fait fort de dis­traire les Pa­ri­siens à coup d’évé­ne­ments in­so­lites et dé­ca­lés.

C’est dans les têtes de Jé­rôme et Nour­dine, les deux ca­pi­taines quin­qua­gé­naires de cette belle em­bar­ca­tion Art dé­co de 1931 (l’une des deux seuls de ce type à na­vi­guer en France) qu’a ger­mé ce pro­jet un peu fou. Les deux amis, res­pec­ti­ve­ment ex-jour­na­liste et an­cien char­gé de com­mu­ni­ca­tion, rê­vaient de faire par­ta­ger au pu­blic convi­via­li­té, échanges et mo­ments fes­tifs.

« Nous fi­nan­çons cette aven­ture grâce à la par­tie res­tau­rant du ba­teau, où nous pro­po­sons des re­pas pour moins de 15 € », ex­pliquent les gé­rants. Mais ici, pas ques­tion de pous­ser les vi­si­teurs à la consom­ma­tion. Per­sonne n’est obli­gé de man­ger ni de se payer un verre sur place pour pro­fi­ter des ani­ma­tions. « D’ailleurs, nous of­frons des verres de si­rop gra­tuits à ceux qui ont soif, en par­ti­cu­lier les en­fants », pré­cise Jé­rôme. His­toire de per­mettre aux plus petits bud­gets de fré­quen­ter le lieu.

Et le concept fonc­tionne ! Pen­dant toute la haute sai­son, de mars à sep­tembre, la pé­niche, d’une ca­pa­ci­té de 200 per­sonnes, ne désem­plit pas. Et les pre­miers fri­mas ne dé­cou­ragent pas les ama­teurs de ve­nir se po­ser dans cet en­droit im­pro­bable.

TAGUÉE CHAQUE AN­NÉE

Il faut dire que les ac­ti­vi­tés sont va­riées. « Par­mi celles que nous pro­po­sons, il y a des spec­tacles de danse, des concerts de hip-hop, de reg­gae, d’élec­tro ou de jazz », sou­ligne Nour­dine. Mais la pé­niche ac­cueille aus­si des belles ex­pos, des confé­rences de pro­fes­seurs d’université, des dé­bats sur la mu­sique ou les ques­tions de so­cié­té, ou en­core des per­for­mances de graf­feurs ou d’ar­tistes en tout genre.

Chaque prin­temps, les pro­prié­taires font ap­pel à un grand nom du street art pour re­peindre et dé­co­rer le ba­teau sous les yeux du pu­blic et des pas­sants. Cette an­née, c’est Mar­co 93, l’une des ré­fé­rences fran­çaises du graf­fi­ti, qui a joué du pin­ceau et de la bombe de pein­ture. Nour­dine et Jé­rôme aiment l’im­pro­vi­sa­tion. C’est pour­quoi ils ne pro­gramment pas leurs ren­dez-vous des mois à l’avance. « Nous ai­mons faire des sur­prises », as­surent-ils. C’est donc sur les ré­seaux so­ciaux que vous trou­ve­rez l’agen­da des ré­jouis­sances.

▣ 3, quai de l’Oise (XIXe). Ou­vert les jeu­dis et ven­dre­dis de 18 heures à 2 heures et les sa­me­dis et di­manches de 11 heures à 2 heures. Jus­qu’au 15 dé­cembre, ré­ou­ver­ture dès le 15 mars. Pro­gramme sur Fa­ce­book, « Grande fan­tai­sie ».

Concerts de jazz gra­tuits, soi­rées DJ (à gauche, Dee Nas­ty, pion­nier de la culture hip-hop hexa­go­nale), ex­pos, dé­bats, bals… Ici, on peut pro­fi­ter de tout un tas d’ac­ti­vi­tés gra­tuites, du jeu­di au di­manche.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.