« La re­con­nais­sance de mon han­di­cap m’a ai­dée à tra­vailler »

Le Parisien (Essonne) - - ÉCO -

j’ai vé­cu ce diag­nos­tic comme un sou­la­ge­ment.

Il y avait une ex­pli­ca­tion à mon état et je me suis même sen­tie pro­té­gée. Par exemple, je n’ai pas hé­si­té à de­man­der ma re­con­nais­sance oi­cielle de tra­vailleur han­di­ca­pé. Ce­la ne m’a pas em­pê­chée d’exer­cer mon mé­tier, bien au contraire. De­puis la loi sur l’em­ploi de 2005, l’in­té­gra­tion pro­fes­sion­nelle des per­sonnes en si­tua­tion de han­di­cap est prise au sé­rieux. C’est grâce à ma RQTH (re­con­nais­sance qua­li­té de tra­vailleur han­di­ca­pé) que je suis pro­fes­seur, fonc­tion­naire, ti­tu­la­ri­sée avec un poste fixe dans un col­lège et que je peux tra­vailler dans de bonnes condi­tions. J’avais be­soin de sta­bi­li­té et j’ai évi­té par exemple cer­taines mu­ta­tions ré­pé­tées, cou­rantes en dé­but de car­rière mais très com­pli­quées à gé­rer pour les autistes. Les choses vont dans le bon sens. Nous ne sommes plus in­vi­sibles ni mo­qués et la di­ver­si­té des han­di­caps est mieux connue. De­puis que j’ai par­lé de mon par­cours*, d’autres autistes m’ont contac­tée et re­mer­ciée pour mon propos. Nous sommes juste des ci­toyens avec des par­ti­cu­la­ri­tés et il suit de nous connaître pour nous com­prendre et tra­vailler avec nous. J’ai des élèves han­di­ca­pés dans ma classe et ils ap­pré­cient, je crois, que, pour moi, rien ne soit plus ba­nal…

* « La Fille pas sym­pa », Ju­lia March, Éd. Se­ra­mis, 288 p., 21 €.

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