La bles­sure de Ney­mar, une tuile pour le PSG

Op­ti­misme au su­jet de Ky­lian Mbap­pé. In­quié­tude pour Ney­mar. Telle est l’am­biance au sein de l’in­fir­me­rie pa­ri­sienne en vue du ren­dez-vous cru­cial face à Li­ver­pool en Ligue des cham­pions.

Le Parisien (Essonne) - - LA UNE - PAR RO­NAN FOLGOAS

LA VIE SANS NEY­MAR, deuxième épi­sode. Neuf mois après sa frac­ture au pied contrac­tée face à l’OM, le Bré­si­lien su­bit un nou­veau coup d’ar­rêt. Cette fois, il n’est pas ques­tion d’une longue ab­sence comme ce fut le cas la sai­son pas­sée. Mais d’un re­pos né­ces­saire de quelques jours, entre cinq et dix en­vi­ron, pour soi­gner « une élon­ga­tion des ad­duc­teurs droits », se­lon un com­mu­ni­qué du PSG. Une bles­sure bé­nigne et clas­sique chez un foot­bal­leur, sur­ve­nue mar­di sous le maillot du Bré­sil lors d’un match ami­cal.

Pro­blème, pour le PSG comme pour lui, ce pé­pin phy­sique in­ter­vient en­core au pire mo­ment, juste en amont d’un ren­dez-vous dé­ci­sif de Ligue des cham­pions. En fé­vrier der­nier, le club de la ca­pi­tale es­pé­rait ren­ver­ser le Real Ma­drid au Parc des Princes lors du hui­tième de fi­nale re­tour. Cette fois, il s’agit de sur­vivre face à Li­ver­pool, ré­cent fi­na­liste de l’épreuve, et d’évi­ter une éli­mi­na­tion pré­coce avant-même la der­nière jour­née de poules. Le dé­fi est im­mense et peut vrai­ment don­ner le ver­tige.

Pour abor­der ce mo­ment clé de la sai­son, dans six jours dé­sor­mais, le PSG se re­trouve donc une nou­velle fois sus­pen­du au bul­le­tin mé­di­cal de son crack. Re­ve­nu de Londres dans la nuit de mar­di à mer­cre­di, Ney­mar s’est d’abord ren­du sous bonne es­corte à l’Hô­pi­tal amé­ri­cain de Neuilly-sur-Seine.

Une vi­site d’une heure, à la mi­jour­née, au sein du ser­vice ra­dio­lo­gie, pour ten­ter de per­cer le se­cret de ce haut de cuisse en­do­lo­ri, dans la ré­gion de l’aine. Le staff mé­di­cal pa­ri­sien était évi­dem­ment réuni au grand com­plet pour l’oc­ca­sion.

PAS D’IN­QUIÉ­TUDE POUR MBAP­PÉ

D’au­tant qu’un se­cond pa­tient de luxe s’est pré­sen­té une de­mi-heure plus tard.Il s’agis­sait de Ky­lian Mbap­pé. L’at­ta­quant pa­ri­sien souffre, lui, d’une « contu­sion à l’épaule droite ». Si son ar­ti­cu­la­tion a su­bi « une in­sta­bi­li­té » au mo­ment du choc avec le gar­dien de l’Uru­guay mar­di soir au Stade de France, le cham­pion du monde ne souffre d’au­cune luxa­tion. En re­vanche, les ten­dons qui en­tourent son ar­ti­cu­la­tion sont en­do­lo­ris et pour­raient le gê­ner en­core quelques jours. Pas idéal pour per­fo­rer la dé­fense des Reds mer­cre­di pro­chain… mais pas rédhi­bi­toire non plus.

Dans ces condi­tions, les deux pa­tients les plus cé­lèbres de l’in­fir­me­rie pa­ri­sienne se­ront dis­pen­sés, se­lon toute pro­ba­bi­li­té, du pro­chain match de Ligue 1, samedi face à Tou­louse. Au-de­là, l’in­cer­ti­tude est en­core de mise. Si le cas de Mbap­pé n’ins­pire pas vrai­ment d’in­quié­tude, ce­lui en re­vanche de Ney­mar est beau­coup plus sen­sible.

La star de la Se­le­ção doit bé­né­fi­cier d’ici ven­dre­di d’un trai­te­ment à do­mi­cile pro­di­gué par Bru­no Maz­ziot­ti, le spé­cia­liste bré­si­lien de la ré­cu­pé­ra­tion em­bau­ché jus­te­ment par Pa­ris l’été der­nier… à la de­mande de Ney­mar. Pas sûr pour au­tant que ce­la suf­fise à re­mettre le no 10 d’aplomb. Les spé­cia­listes que nous avons consul­tés se disent en ef­fet très scep­tiques.

Pas tel­le­ment sur la pos­si­bi­li­té de le voir ali­gné par Tho­mas Tu­chel mer­cre­di pro­chain. Mais plu­tôt sur les chances que l’ex-Bar­ce­lo­nais évo­lue au maxi­mum de ses ca­pa­ci­tés. C’est pour­tant un Ney­mar au som­met de son art dont Pa­ris a be­soin. Plus que ja­mais.

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