Ce mé­de­cin lance des consul­ta­tions sur les plaies chro­niques ÉTAMPES

Leï­la Ra­hioui, gé­riatre, re­çoit au Centre Hos­pi­ta­lier Sud Es­sonne des per­sonnes souf­frant d’es­carres ou d’ul­cères vei­neux.

Le Parisien (Essonne) - - ESSONNE - PAR MA­RIE-CHAR­LOTTE DUTHEIL

INU­TILE DE VOUS Y RENDRE si vous vous êtes cou­pé en émin­çant un oi­gnon, ou en taillant vos ro­siers. La consul­ta­tion « plaies et ci­ca­tri­sa­tion » qui vient d’ou­vrir ses portes et se tient chaque ven­dre­di après-mi­di sur le site d’Etampes du Centre hos­pi­ta­lier Sud Es­sonne (CHSE) est ré­ser­vée aux pa­tients souf­frant de plaies com­plexes et chro­niques. « Des es­carres, des ul­cères vei­neux ou ar­té­riels, énu­mère Leï­la Ra­hioui, doc­teur qui l’anime. Tous les types de pu­blics peuvent en souf­frir : les en­fants comme les adultes ou les per­sonnes âgées. »

Les pa­tients que suit cette mé­de­cin gé­riatre, ti­tu­laire d’un di­plôme uni­ver­si­taire spé­cia­li­sé, ne pous- sent pas d’eux-mêmes la porte de son ca­bi­net. Ils lui sont adres­sés par leur mé­de­cin gé­né­ra­liste, leur in­fir­mier li­bé­ral, ou l’Ehpad (Eta­blis­se­ment pour per­sonnes âgées dé­pen­dantes) au sein du­quel ils ré­sident.

AS­SU­RER UN SUI­VI À LA SOR­TIE DE L’HÔ­PI­TAL

« Il peut éga­le­ment s’agir de per­sonnes qui sortent de l’hô­pi­tal, com­plète-t-elle. Ré­duire la du­rée des sé­jours, en au­to­ri­sant les sor­ties avant que la plaie soit ci­ca­tri­sée et en met­tant en place un sui­vi ex­té­rieur, est d’ailleurs l’une des rai­sons d’être de cette consul­ta­tion. »

Parce que réa­li­ser un pan­se­ment ne suf­fit pas pour gué­rir ce type de plaies, Leï­la Ra­hioui use d’un cer­tain nombre de mé­thodes des­ti­nées à ac­cé­lé­rer leur ci­ca­tri­sa­tion. La thé­ra­pie par pres­sion né­ga­tive, par exemple, qui consiste à com­bler la plaie par un pan­se­ment mousse, puis la scel­ler de fa­çon étanche avec un film adhé­sif trans­pa­rent. Après connexion à une source de dé­pres­sion, l’air est en­suite ex­trait par as­pi­ra­tion pour créer une pres­sion né­ga­tive.

« C’est très utile en cas de plaies ex­su­da­tives, qui coulent beau­coup, ex­plique-t-elle. Je m’ef­force éga­le­ment de faire un peu d’édu­ca­tion à la com­pres­sion vei­neuse, qui per­met de gué­rir les ul­cères. »

Au­jourd’hui, elle ren­con­tre­ra les in­fir­miers li­bé­raux de la ville, afin de les in­for­mer de l’exis­tence de cette consul­ta­tion, et de les in­ci­ter à y en­voyer leurs pa­tients. « La prise en charge d’une plaie est plu­ri­dis­ci­pli­naire, in­siste-t-elle. Une per­sonne qui souffre de dé­nu­tri­tion, par exemple, ne pour­ra pas ci­ca­tri­ser. L’état de san­té gé­né­ral compte énor­mé­ment dans le pro­ces­sus. »

Les consul­ta­tions ont lieu le ven­dre­di de 14 heures à 17 heures. Les pa­tients sont adres­sés par un pro­fes­sion­nel de san­té. LP/C.CH.

Leï­la Ra­hioui, mé­de­cin gé­riatre.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.