QUELLE IMAGE GAR­DEZ-VOUS DE MI­CHAEL JACK­SON ?

Le Parisien (Essonne) - - LOISIRS - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR MI­CHAËL ZOLTOBRODA

Le clip de « Th­riller »,

à la ma­nière d’un film, avec ces zom­bies ef­frayants.

Les dé­cors, les per­son­nages, la cho­ré­gra­phie, c’était com­plè­te­ment fou pour l’époque. Mi­chael Jack­son a ré­vo­lu­tion­né le genre. Je n’ai­mais pas for­cé­ment la per­sonne, mais d’un point de vue ar­tis­tique, il a mar­qué le XXe siècle.

Le moon­walk.

Ce pas de danse est une ré­fé­rence pour plu­sieurs gé­né­ra­tions. On a tous es­sayé de l’imi­ter en soi­rée ou de­vant une glace. C’est as­sez rare des chan­teurs qui créent leur propre cho­ré­gra­phie. On re­tien­dra aus­si son ex­tra­va­gance. Pour moi, il y avait Mi­chael Jack­son et Fred­die Mer­cu­ry. Deux gé­nies.

Les Jack­son Five.

Ce n’était qu’un ga­min, mais il avait une voix hors du com­mun. Tout ce qui sor­tait de sa bouche se chan­geait en or. Même ses cris étaient ma­giques. Mais je n’ai pas com­pris sa trans­for­ma­tion phy­sique, son nez, ses che­veux, la cou­leur de sa peau. J’ai conti­nué de l’écou­ter, mais j’ai ar­rê­té de le re­gar­der.

Un mo­dèle.

Il a éle­vé la mu­sique à un tel ni­veau sur la scène in­ter­na­tio­nale et ame­né de la cou­leur à la té­lé où on ne voyait que des ar­tistes blancs. Au Ca­me­roun, où j’ai gran­di, tout le monde dan­sait sur ses tubes. On connais­sait par coeur ses cho­ré­gra­phies. Tous les jeunes vou­laient être Mi­chael Jack­son. Moi le pre­mier.

Ses frasques ju­di­ciaires.

Quand je pense à Mi­chael Jack­son, je pense aux af­faires de pé­do­phi­lie. Ses dé­ra­pages re­layés dans les mé­dias ont pris le des­sus sur sa mu­sique, même si on a ja­mais vrai­ment su la vé­ri­té. On a écrit que cer­tains en­fants dor­maient dans sa chambre. C’était quel­qu’un de très per­tur­bé.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.