At­taque au gaz toxique à Alep

Le Parisien (Essonne) - - POLITIQUE -

QUE S’EST-IL pas­sé exac­te­ment samedi soir à Alep, la grande ville du nord de la Sy­rie ? L’an­cien bas­tion des re­belles, re­con­quis après un siège meur­trier par les forces de Ba­char al-As­sad en dé­cembre 2016, semble avoir su­bi une at­taque chi­mique.

Se­lon plu­sieurs té­moi­gnages dignes de foi (pro­ve­nant no­tam­ment de l’Ob­ser­va­toire sy­rien des droits de l’homme), une cen­taine de per­sonnes vic­times de suf­fo­ca­tion ont été conduites dans des hô­pi­taux pour être mises sous as­sis­tance res­pi­ra­toire. Au­cun dé­cès ne semble à dé­plo­rer.

Le pou­voir sy­rien et son al­lié russe ont ac­cu­sé des groupes « ter­ro­ristes » d’avoir me­né une at­taque chi­mique contre la ville. Des obus au chlore au­raient été uti­li­sés par les re­belles ou par les groupes ra­di­caux is­la­mistes qui oc­cupent en­core sa ban­lieue ouest.

En re­pré­sailles, l’avia­tion russe a frap­pé des po­si­tions dans des ter­ri­toires contrô­lés par les groupes dji­ha­distes et les re­belles, ces der­niers dé­men­tant toute im­pli­ca­tion dans le bom­bar­de­ment chi­mique.

Jusque-là, c’est le pou­voir de Ba­char al-As­sad qui a été le plus sou­vent ac­cu­sé d’avoir uti­li­sé des armes chi­miques lors d’at­taques meur­trières du­rant la guerre qui ra­vage le pays de­puis 2011.

Ces der­niers in­ci­dents sont le pre­mier ac­croc sé­rieux de­puis l’ac­cord in­ter­ve­nu en sep­tembre entre la Tur­quie et la Rus­sie pour évi­ter un bain de sang dans le nord du pays et la pro­vince d’Id­lib, tou­jours contrô­lée par les re­belles et les dji­ha­distes.

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