Les fu­turs mé­de­cins plé­bis­citent«Hip­po­crate»

Nous avons vu la nou­velle sé­rie mé­di­cale de Ca­nal +, qui dé­marre ce soir à 21 heures, avec des étu­diants en mé­de­cine.

Le Parisien (Essonne) - - TÉLÉVISION LOISIRS - PAR STÉ­PHA­NIE GUERRIN ADRIEN, EX­TERNE

« JE SUIS ESTOMAQUÉ, je n’ai ja­mais vu cet am­phi aus­si rem­pli ! » Gé­rard Fried­lan­der, doyen de la fa­cul­té de mé­de­cine de Pa­ris-Des­cartes, est ra­vi : l’avant-pre­mière de la sé­rie « Hip­po­crate », or­ga­ni­sée ce mar­di 13 no­vembre, est un suc­cès. Plus de 300 étu­diants, fu­turs mé­de­cins pour la plu­part, sont ve­nus as­sis­ter à la pro­jec­tion des deux pre­miers épi­sodes (sur huit), qui se­ront dif­fu­sés ce soir sur Ca­nal +, à 21 heures.

Conquis par cette dé­cli­nai­son en sé­rie du film épo­nyme sor­ti au ci­né­ma en 2014, par le même réa­li­sa­teur et au­teur Tho­mas Lil­ti, nous étions cu­rieux de connaître la ré­ac­tion des prin­ci­paux in­té­res­sés. Cette fic­tion met en scène des in­ternes en mé­de­cine qui doivent sou­dain gé­rer un ser­vice en­tier de l’hô­pi­tal, où les ti­tu­laires ont été mis en qua­ran­taine après un dé­cès sus­pect.

Du­rant la pro­jec­tion, quelques rires fusent. Cer­tains étu­diants s’amusent à de­vi­ner les diag­nos­tics que font les in­ternes à l’écran. Quand les lu­mières se ral­lument, c’est un ton­nerre d’ap­plau­dis­se­ments. Pa­ri réus­si pour Tho­mas Lil­ti, lui­même mé­de­cin. La sé­rie est pour­tant as­sez an­xio­gène : on passe notre temps à se de­man­der si les jeunes hé­ros ne vont pas tuer un pa­tient en rai­son de leur manque d’ex­pé­rience !

POUR EUX, C’EST DU VÉ­CU

Trois des ac­teurs de la sé­rie — Louise Bour­goin, Alice Be­laï­di et Ka­rim Lek­lou — sont pré­sents. « Pen­dant le tour­nage, on n’a pas ar­rê­té de se dire qu’on se­rait in­ca­pables de faire ce mé­tier, in­siste Alice Be­laï­di. Je suis im­pres­sion­née par ce que vous avez en­vie de faire. »

Des com­pli­ments aux­quels Mat­thieu, 20 ans, étu­diant en 3e an­née de mé­de­cine, n’est pas ha­bi­tué : « Les rôles sont un peu in­ver­sés, ça fait bi­zarre. Les stars, ce sont eux ! » Son amie Ma­thilde, elle aus­si en 3e an­née, a beau­coup ap­pré­cié les deux épi­sodes : « Se sen­tir in­com­pé­tent, ne pas sa­voir où se mettre dans cer­taines si­tua­tions, c’est exac­te­ment ce que j’ai vé­cu lors de mon stage d’in­fir­mière en fin de 1re an­née. » « J’avoue que ce qu’on voit à l’écran n’est pas très ras­su­rant, re­prend Mat­thieu. On sait qu’on va y ar­ri­ver, mais ce se­ra dif­fi­cile. »

« À L’HÔ­PI­TAL, ON EST TRÈS SOU­VENT L­CHÉ SEUL ALORS QU’ON NE SAIT PAS TROP FAIRE »

Adrien, 21 ans, ex­terne, ef­fec­tue ses pre­miers stages en hô­pi­tal. « Evi­dem­ment, là, il y a un cô­té ro­man­cé, mais c’est un as­sez bon re­flet de la réa­li­té de l’hô­pi­tal. On est très sou­vent lâ­ché seul alors qu’on ne sait pas trop faire. On nous dit Al­lez-y ! Et moins on pose de ques­tions, mieux c’est. » « Cette sé­rie est beau­coup plus réa­liste que les pro­duc­tions amé­ri­caines comme Grey’s Ana­to­my ou Good Doc­tor », in­siste Oc­tave, 19 ans. « Ça va per­mettre au grand pu­blic d’avoir une vi­sion plus hu­maine de ce qu’est l’hô­pi­tal au­jourd’hui », es­time Ma­thilde, 20 ans.

« Hip­po­crate » reste avant tout une fic­tion in­croya­ble­ment bien mise en scène, écrite et in­ter­pré­tée, re­joi­gnant d’em­blée le haut du ta­bleau des meilleures sé­ries fran­çaises ac­tuelles.

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