Des condi­tions de tra­vail tou­jours in­quié­tantes se­lon les syn­di­cats

Le Parisien (Essonne) - - ÉCO L'INVITÉ DE LA SEMAINE - D.D.

CADENCES INFERNALES, har­cè­le­ment mo­ral, sa­la­riés déshu­ma­ni­sés… L’an der­nier, un re­por­tage si­gné « Cash In­ves­ti­ga­tion » sur France 2 le­vait le voile sur d’in­croyables mé­thodes de ma­na­ge­ment chez Lidl, évo­quant no­tam­ment le sui­cide en 2015 d’un de ses sa­la­riés sur son lieu de tra­vail, l’en­tre­pôt du Rous­set (Bouches-du-Rhône). Après trois an­nées de pro­cé­dures, la res­pon­sa­bi­li­té de l’en­tre­prise a été re­con­nue en juillet der­nier. Condam­née pour « faute in­ex­cu­sable », Lidl France a-t-elle fait évo­luer ses pra­tiques ? Pour Frie­drich Fuchs, les tra­vaux me­nés « de­puis deux ans avec nos par­te­naires so­ciaux ont per­mis d’amé­lio­rer les condi­tions de tra­vail, com­pa­rables à celles des autres dis­tri­bu­teurs, avec un turn-over moyen de 23 % », ex­plique-t-il. Con­tac­tés, plu­sieurs res­pon­sables syn­di­caux s’in­surgent : « C’est de la poudre aux yeux, le cli­mat so­cial est plus dé­gra­dé qu’avant, le har­cè­le­ment fait par­tie du ma­na­ge­ment et le turn-over moyen s’élève cette an­née à plus de 30 %, dé­nonce l’un d’eux, sous cou­vert d’ano­ny­mat par crainte de re­pré­sailles. Chaque se­maine, on re­çoit des ap­pels de sa­la­riés à bout, par­fois en pleurs, à cause des cadences de tra­vail et du dis­po­si­tif de chal­lenges met­tant en com­pé­ti­tion chaque di­rec­tion ré­gio­nale. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.