Le Parisien (Essonne) : 2018-11-26

VIE QUOTIDIENNE : 15 : 15

VIE QUOTIDIENNE

S LUNDI 26 NOVEMBRE 2018 LE PARISIEN 15 VIE QUOTIDIENNE www.leparisien.fr Comment échapper à la gastro SANTÉ Le Nord et l’Est particulièrement touchés Les gestes à adopter (entre le 12 et le 18 novembre 2018) La gastro-entérite commence sa contagion, région après région. Voici ce qu’il faut savoir pour s’en prémunir. Lavez-vous les mains régulièrement (avant de préparer les repas, avant de manger, après être allé aux toilettes...) Utilisez des mouchoirs en papier à usage unique A table, ne partagez pas les verres et les couverts En nombre de cas pour 100 000 habitants PAR MARC PAYET Rangez les 300 brosses à dents séparément Changez les essuie-mains N 250 ausées, vomissements, diarrhées… Tout le monde a eu un jour une gastro-entérite. Cette maladie, qui touche près de 1 million de Français par an, « est en ce moment en progression, sans toutefois atteindre encore un seuil épidémique au niveau national », précise Lucie Fournier, épidémiologiste au réseau Sentinelles de l’Inserm, qui interprète des données collectées par de nombreux médecins en France. Les Hauts-de-France, le GrandEst et l’Auvergne - Rhône-Alpes sont déjà très impactés Pour s’en prémunir, voilà ce qu’il faut garder en mémoire. et ne les échangez pas fréquemment Si votre entourage a la gastro, 200 Evitez de vous toucher la bouche ou le nez 150 nettoyez méticuleusement 120 et fréquemment les surfaces souvent touchées 90 60 sans vous être lavé les mains (toilettes, poignées de porte, téléphone, lavabos…) 30 0 SOURCE : RÉSEAU SENTINELLES INSERM, UPMC. 1 SE LAVER LES MAINS EST LE MEILLEUR MOYEN DE L’ÉVITER ELLE PEUT ÊTRE MORTELLE et 3 décès en 2016. « Ce chiffre est en deçà de la réalité. On estime qu’elles provoquent plutôt 250 décès par an », corrige Laurent Laloux, directeur du laboratoire de sécurité des aliments à l’Anses. million VRAI VRAI (voir la carte cicontre). En général, la gastro-entérite est bénigne. Elle passe toute seule, en provoquant simplement de la fatigue. Il peut arriver toutefois qu’elle soit grave. « Il faut être très attentif avec les nourrissons et les personnes fragiles. S’ils présentent des signes de déshydratation de personnes contractent la gastro-entérite chaque année en France. Rien de tel qu’une bonne hygiène pour faire échec à la gastro-entérite d’origine virale. « Il faut se laver les mains régulièrement, au savon ou avec du gel hydroalcoolique, notamment après être allé aux toilettes et avant de préparer à manger, car c’est le mode principal de contamination », explique l’épidémiologiste Lucie Fournier. Mais cela reste insuffisant pour faire barrage aux contaminations bactériennes d’origine alimentaire, pour lesquelles il faut veiller à respecter la chaîne du froid et bien cuire ses plats UN VIRUS À L’ORIGINE DES MAUX DE VENTRE MALADE, ON PEUT MANGER DE TOUT FAUX des autres en hiver, dans les mêmes lieux fermés, ce qui favorise le passage des virus d’une personne à l’autre », détaille Lucie Fournier. Mais ils ne sont pas les seuls responsables. La gastro peut aussi être provoquée par des bactéries, présentes sur des aliments pas frais ou pas assez cuits. Elles provoquent alors les mêmes symptômes : diarrhées, douleurs abdominales et vomissements. VRAI FAUX (NDLR : soif, fièvre, maux de tête, confusion…), Il faut privilégier les féculents (riz, pain…) et les légumes bien cuits. Les diététiciens conseillent également la compote de pommes et la purée de carottes pour leur effet constipant. En revanche, il vaut mieux éviter les aliments riches en fibres (fruits, légumes), qui stimulent le transit intestinal, et les matières grasses cuites qui irritent le tube digestif. Ce n’est pas si simple. « Il est vrai que les syndromes sont souvent provoqués par des virus, de la famille des rotavirus et des norovirus », précise Lucie Fournier. Et ils circulent davantage en ce moment. La raison ? « Même s’il demeure une part de mystère, une des hypothèses est que les gens sont davantage près les uns il faut consulter d’urgence. » D’autant qu’une banale gastro peut masquer une toxi-infection alimentaire pouvant entraîner des atteintes rénales. Les symptômes sont souvent les mêmes, pas le niveau de dangerosité. Les toxi-infections alimentaires collectives (Tiac) ont provoqué 634 hospitalisations (lire ci-dessous). npdirectlp_ftp

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