Le Parisien (Essonne) : 2018-11-26

FAIT DU JOUR : 4 : 4

FAIT DU JOUR

LUNDI 26 NOVEMBRE 2018 LE PARISIEN 04 FAIT DU JOUR @le_Parisien PAR Ici, ça se termine toujours comme ça ! » Installée dans son kiosque à journaux privé de courant (des casseurs ont arraché le compteur), Maud Budal ne cache pas son agacement après les débordements et la casse sur les Champs-Elysées, à Paris, samedi. Le kiosque où elle travaille — qui avait déjà été totalement vandalisé cet été après la victoire des Bleus au Mondial de football — a dû baisser le rideau dès le milieu de matinée. En plus des dégâts, cette fois plus légers, à réparer, la manifestation se traduira, pour elle comme pour l’intégralité des commerçants de la prestigieuse avenue, par une journée de chiffre d’affaires de perdu. Selon le Comité ChampsElysées, qui gère quelque 110 commerces de l’avenue, près de deux magasins sur trois ont subi des dégradations et tous ont dû fermer dès la fin de matinée samedi. « Sur le weekend — qui représente 50 % du chiffre d’affaires de la semaine —, on peut estimer la perte à 80 % », précise Jean-Noël Reinhardt, le président du Comité. qui a pris la décision d’évacuer ses clients par une porte dérobée puis de baisser le rideau à 10 h 30 samedi. « Normalement, on fonctionne en continu, 24 heures sur 24. Ce week-end, je n’ai pu rouvrir que dimanche à 8 heures. Concrètement, cela veut dire pour nous… 50 000 € de perte », estime le restaurateur, pas persuadé que les assurances couvriront la perte d’exploitation. « C’est nous qui avons décidé de fermer, pour la sécurité du personnel et des clients… Mais nous n’avons eu aucune injonction de la préfecture de police », conclut-il en s’étonnant de la « naïveté » des pouvoirs publics. Dès jeudi, le Comité des Champs, alerté par les appels à manifester sur la « plus belle avenue du monde » qui se multipliaient sur les réseaux sociaux, avait invité ses adhérents à la vigilance. « Mais la préfecl’Alsace, UNE PERTE ÉNORME “ Certains, comme le magasin Nike, n’ont même pas pu rouvrir hier. « Un samedi de fermeture en ce moment, cela veut dire une perte énorme », explique Franck Chevalier, directeur de la grande brasserie NORMALEMENT, ON FONCTIONNE EN CONTINU, 24 HEURES SUR 24. CE WEEK-END, JE N’AI PU ROUVRIR QUE DIMANCHE À 8 HEURES. ” LE DIRECTEUR DE LA BRASSERIE L’ALSACE B.A. npdirectlp_ftp

© PressReader. All rights reserved.