Griez­mann plus fort que Mar­seille !

Un but bête of­fert à l’ad­ver­saire, la sor­tie sur bles­sure du ca­pi­taine Payet… L’OM a ra­té sa fi­nale.

Le Parisien (Hauts de Seine) - - LA UNE - DE L’UN DE NOS EN­VOYÉS SPÉ­CIAUX HAROLD MARCHETTI À LYON (RHÔNE)

AUX MINES DE FÊTE ont suc­cé­dé les mines dé­faites. Bien avant le 12e coup de mi­nuit, le car­rosse olym­pien s’est trans­for­mé en ci­trouille. Les Mar­seillais ont quit­té la pe­louse du Grou­pa­ma Sta­dium la tête basse, dé­pouillés de leurs des­seins de gloire.

La marche in­car­née par l’At­lé­ti­co de Ma­drid s’est ré­vé­lée bien trop haute pour des Pho­céens un peu naïfs (3-0). « Ce­la me fait mal au coeur, sou­pire Flo­rian Thau­vin. On a ac­com­pli un très beau par­cours. On au­rait ai­mé être récompensés. Mais c’est le foot. Face à des équipes comme ça, on n’a qu’à ap­prendre et ti­rer des conclu­sions. »

Dé­les­té de l’échap­pa­toire eu­ro­péenne, voi­là l’OM ra­me­né à un quo­ti­dien do­mes­tique bien in­cer­tain. Pour re­nouer avec la Ligue des cham­pions en sep­tem- bre, il lui fau­dra battre Amiens sa­me­di et bé­né­fi­cier d’un faux­pas de l’OL. Si­non, il s’agi­ra de re­pous­ser à plus tard les re­trou­vailles avec la grande Eu­rope. Celle qui nour­rit fan­tasmes et des­seins de conquête.

LA BELLE MA­CHINE ES­PA­GNOLE

Il s’est pro­duit ce que l’on crai­gnait pour un OM cou­ra­geux, mais tra­hi par des la­cunes in­di­vi­duelles rédhi­bi­toires à ce ni­veau. Les Mar­seillais pou­vaient croire que, sur un match, avec un peu de chance et beau­coup d’ef­forts, ils au­raient les moyens de s’op­po­ser à cette belle ma­chine es­pa­gnole. Ils ont pu s’en per­sua­der pen­dant vingt mi­nutes avant que tout ne bas­cule après un contrôle ra­té de Zam­bo An­guis­sa ex­ploi­té par Griez­mann. La sor­tie sur bles­sure de Payet n’a rien ar­ran­gé. Puis, Griez­mann a ôté tout in­té­rêt au match. « On s'est bat­tus, mais l'ex­pé­rience nous a man­qué, ad­met Adil Ra­mi. Dans ces cas-là, il ne faut pas jouer au bal­lon. Si on es­saie de jouer et qu’on a peur, on se met en dan­ger et on l’a bien vu avec un grand An­toine (Griez­mann) qui fait la dif­fé­rence. » Les Mar­seillais sont donc tom­bés de leur pla­nète bleue, là-haut, tout là-haut. Ils n’avaient plus d’ailes pour la por­ter. A l’au­tomne, peut-être, avec un peu de re­cul, il res­te­ra alors de cette cam­pagne conti­nen­tale la belle aven­ture d’une équipe qui au­ra long­temps su s’unir der­rière une am­bi­tion col­lec­tive.

Grou­pa­ma Sta­dium (Dé­cines), hier soir. La dé­tresse des Mar­seillais qui ont été in­ca­pables de for­cer le ver­rou ma­dri­lène.

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