Ce qui est cham­bou­lé

Le Parisien (Hauts de Seine) - - SOCIÉTÉ - J.V.

BIG BANG dans les ba­huts. Dans le cadre de la ré­forme du ly­cée, les sé­ries L, ES et S dis­pa­raî­tront dès l’an pro­chain en pre­mière. Les élèves (ceux qui sont ac­tuel­le­ment en 2de) de­vront choi­sir (nor­ma­le­ment au dé­but du 3e tri­mestre) trois en­sei­gne­ments de spé­cia­li­té par­mi douze ma­tières : maths, phy­sique-chi­mie, sciences de la vie et de la Terre, sciences éco­no­miques et so­ciales, arts… Plus ori­gi­nal, ils pour­ront aus­si op­ter pour nu­mé­rique et sciences in­for­ma­tiques, his­toi­re­géo­gra­phie, géo­po­li­tique et sciences po­li­tiques ou en­core hu­ma­ni­tés, lit­té­ra­ture et phi­lo­so­phie, sans qu’on sache en­core pré­ci­sé­ment ce qui se cache der­rière ces dis­ci­plines, qui les en­sei­gne­ra et si leur ly­cée les pro­po­se­ra. « Dans l’éta­blis­se­ment de ma fille, ex­plique Anne, ma­man d’Ali­cia, élève d’un ly­cée pa­ri­sien pri­vé, on nous a dit que les en­sei­gne­ments de spé­cia­li­té ne se­ront pas connus avant le deuxième tri­mestre. Et qu’ils ne se­ront pas tous pro­po­sés. »

En ter­mi­nale, les élèves ne conser­ve­ront que deux spé­cia­li­tés. Le bac se­ra res­ser­ré au­tour de quatre épreuves écrites (fran­çais en 1re, puis en­sei­gne­ments de spé­cia­li­té et phi­lo­so­phie en ter­mi­nale) et un oral de vingt mi­nutes por­tant sur « un pro­jet conduit à par­tir des en­sei­gne­ments de spé­cia­li­té », in­dique le mi­nis­tère. En 1re et en ter­mi­nale, les élèves au­ront aus­si trois sé­ries de par­tiels dans les dis­ci­plines non éva­luées lors des nou­velles épreuves fi­nales. Les notes de ce contrôle conti­nu comp­te­ront pour 30 % de la moyenne au bac, les bul­le­tins sco­laires 10 %.

CHAN­GE­MENTS EN SE­CONDE

La se­conde n’est pas épar­gnée par la ré­forme. Des grilles ho­raires et des pro­grammes re­ma­niés entrent en vi­gueur dès la ren­trée pro­chaine. Deux dis­ci­plines de­viennent obli­ga­toires : sciences éco­no­miques et so­ciales d’une part et sciences nu­mé­riques et tech­no­lo­gie d’autre part. Des chan­ge­ments mas­sifs qu’une par­tie du corps en­sei­gnant juge trop brusques. « His­to­ri­que­ment, on bas­cu­lait ni­veau après ni­veau. Là, tout est fait en même temps, ça va beau­coup trop vite. On ré­pète les er­reurs de la ré­forme de 2010 », se dé­sole Va­lé­rie Si­pa­hi­ma­la­ni, se­cré­taire gé­né­rale ad­jointe du Snes, syn­di­cat ma­jo­ri­taire du se­cond de­gré. A l’époque, Jean-Mi­chel Blan­quer était dé­jà à la ma­noeuvre. Il n’était pas mi­nistre mais di­rec­teur gé­né­ral de l’en­sei­gne­ment sco­laire, une sorte de mi­nistre bis.

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