La crise de foie n’existe pas

Le Parisien (Hauts de Seine) - - VIE QUOTIDIENNE - M.P.

LA CRISE DE FOIE ? Un abus de lan­gage. Le pro­fes­seur Ga­briel Per­le­mu­ter, chef de ser­vice à l’As­sis­tance pu­blique-Hô­pi­taux de Pa­ris (AP-HP), est for­mel : « C’est une er­reur, d’em­ployer ce terme. Quand on mange en trop grande quan­ti­té du gras ou du su­cré, on peut avoir une crise de notre tube di­ges­tif… Mais notre foie n’y est pour rien. »

DE VRAIES MA­LA­DIES GRAVES

Que se passe-t-il alors ? En cas d’in­di­ges­tion, notre tube di­ges­tif en­voie un mes­sage de souf­france au cer­veau. En re­tour, ce­lui-ci lui de­mande d’aug­men­ter ses contrac­tions pour ac­cé­lé­rer le ma­laxage ali­men­taire… Par­fois jus­qu’à en vo­mir.

Mais si la crise de foie n’existe pas, il y a bel et bien des pa­tho­lo­gies graves liées à cet or­gane. Ma­la­die du foie gras, hé­pa­tites, cir­rhose, voire cer­tains can­cers. Elles sont en forte aug­men­ta­tion en rai­son de nos mau­vaises ha­bi­tudes ali­men­taires. Que faire pour s’en pro­té­ger ? Com­ment sa­voir si l’on est ma­lade, alors même que le foie ne fait pas mal ? « En pre­mier lieu, il faut ré­gu­liè­re­ment faire une simple prise de sang pres­crite par le mé­de­cin gé­né­ra­liste. Ce­lui-ci pour­ra alors re­gar­der si les ana­lyses sont nor­males ou pas », pré­cise Ga­briel Per­le­mu­ter. Dans un se­cond temps, si be­soin, il est pos­sible de pas­ser une écho­gra­phie pour observer si le foie pré­sente des ano­ma­lies. Les pa­tho­lo­gies de cet or­gane, lors­qu’elles sont dé­tec­tées suf­fi­sam­ment tôt, peuvent sou­vent être gué­ries grâce à un ré­gime, car les cel­lules du foie ont une forte ca­pa­ci­té à se ré­gé­né­rer si elles ne sont pas agres­sées par des ali­ments en­ne­mis.

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