Et Mu­riel Ro­bin est de­ve­nue Jac­que­line Sau­vage

Le Parisien (Hauts de Seine) - - LOISIRS -

POUR RA­JEU­NIR Mu­riel Ro­bin, 63 ans, lors­qu’elle joue Jac­que­line Sau­vage âgée d’une qua­ran­taine d’an­nées, ou la vieillir jus­qu’à 69 ans, sa ma­quilleuse a mul­ti­plié les as­tuces. « Elle a une peau de ga­mine, ra­conte Bé­né­dicte Gous­saud, qui ac­com­pagne l’ac­trice de­puis vingt-deux ans. La vieillir a été le plus com­pli­qué. J’ai tra­vaillé sur les rides d’ex­pres­sion. On pose un pro­duit qui, en sé­chant, les ac­cen­tue. Et au­cune crème pour que la peau soit déshy­dra­tée. Le ma­quillage prend trois quarts d’heure et j’uti­lise des cou­leurs ternes, je bleuis les veines. »

La clé du ra­jeu­nis­se­ment ? « On tire un peu la peau avec un élas­tique col­lé sur le cô­té des joues et des yeux, une sorte de lif­ting mé­ca­nique. Et j’ap­plique des pro­duits hy­dra­tants, des crèmes qui gonflent les tis­sus, des teintes co­rail et abri­cot qui donnent bonne mine. »

L’EF­FET SALE MINE

Res­tait à si­mu­ler les marques des coups. « On a fait un mou­lage du vi­sage de Mu­riel puis le pro­thé­siste a sculp­té des bo­bos, des ci­ca­trices en si­li­cone que je n’avais plus qu’à col­ler et à ma­quiller. J’en ai aus­si sculp­tés di­rec­te­ment sur sa peau. »

Autre dé­tail : les che­veux. « Je me suis ser­vie de trois per­ruques, confie Ch­ris­tine Lam­bert, la coif­feuse, qui a tra­vaillé à par­tir de pho­tos. Il y en avait une blonde pour les flash-back, une grise au mo­ment où Jac­que­line tue son ma­ri, et une autre avec les che­veux plus longs car ils avaient pous­sé en pri­son. »

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