« Une élon­ga­tion, c’est entre 10 et 15 jours »

Les ex­perts mé­di­caux consi­dèrent que la bles­sure de Ney­mar rend sa pré­sence in­cer­taine contre Li­ver­pool.

Le Parisien (Hauts de Seine) - - SPORTS - R.F. ET Y.L.

SE­LON LE PSG, Ney­mar souffre d’une « élon­ga­tion des ad­duc­teurs droits ». Une pre­mière in­di­ca­tion plu­tôt ras­su­rante (si elle est exacte, car cer­tains clubs ma­nient le bluff dans leurs com­mu­ni­qués mé­di­caux), à mettre en pers­pec­tive avec le dé­lai très court d’ici au match contre Li­ver­pool.

Ben­ja­min Il­louz, os­téo­pathe spé­cia­liste du sui­vi des foot­bal­leurs de haut ni­veau, ana­lyse : « Une élon­ga­tion de l’ad­duc­teur, en prin­cipe, c’est dix à quinze jours de re­pos avant de pou­voir re­prendre la com­pé­ti­tion. Après, la zone de dou­leur que Ney­mar a poin­tée juste avant de sor­tir du ter­rain et le fait qu’il se soit bles­sé sur une frappe me laissent à pen­ser que le muscle du psoas (NDLR : qui part de la hanche et lie le dos et la cuisse) est aus­si tou­ché. » Un mé­de­cin du sport ha­bi­tué des ter­rains de Ligue 1 ap­porte quelques précisions sur la na­ture d’une élon­ga­tion de cette par­tie du corps : « C’est une bles­sure de grade 1 (NDLR : le moins grave). Ce­la si­gni­fie que c’est quelque chose de bé­nin, sans lé­sion mus­cu­laire. Dans les textes, ce­la im­plique cinq à qua­torze jours d’ab­sence. Dans les faits, si le diag­nos­tic est exact, on juge se­lon le res­sen­ti du joueur et non par rap­port aux images. On ré­flé­chit aus­si à prendre ou non le risque d’une ag­gra­va­tion po­ten­tielle. »

« C’est une zone dif­fi­cile à soi­gner et très sol­li­ci­tée, c’est tou­jours très com­pli­qué et ris­qué de faire re­ve­nir le joueur plus tôt », com­plète un spé­cia­liste de la ré­ath­lé­ti­sa­tion.

Les ex­perts s’ac­cordent donc sur le dan­ger, mais aus­si sur la pos­si­bi­li­té théo­rique d’ali­gner un joueur vic­time d’une élon­ga­tion. Ce qui peut être ten­tant pour le PSG pour le ren­dez­vous le plus im­por­tant de la sai­son, sui­vi par des ren­contres à l’en­jeu a prio­ri moindre. « En fait, la ques­tion n’est pas tel­le­ment de sa­voir s’il pour­ra jouer contre Li­ver­pool : des trai­te­ments an­ti­dou­leur, ris­qués mais ef­fi­caces, sont tou­jours pos­sibles pour le re­mettre sur pied pour ce ren­dez-vous, dé­taille Ben­ja­min Il­louz. Mais il faut plu­tôt se de­man­der dans quelles condi­tions il pour­rait jouer. Je doute fort qu’il ait re­trou­vé d’ici mer­cre­di pro­chain sa vi­tesse de course nor­male et son pou­voir d’ac­cé­lé­ra­tion. »

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