L’avis du der­ma­to­logue

Le Parisien (Hauts de Seine) - - SOCIÉTÉ - E.M.

LA PPD, ABRÉ­VIA­TION de pa­ra­phé­ny­lè­ne­dia­mine, de la fa­mille des ben­zènes, per­met de faire te­nir les co­lo­ra­tions fon­cées sur les che­veux. Ce pro­duit n’est pas au­to­ri­sé dans d’autres cos­mé­tiques (ma­quillages, poudres…). « On le connaît de­puis bien long­temps, ex­plique le doc­teur Ca­the­rine Oli­veres-Ghou­ti, membre du syn­di­cat des der­ma­to­logues. 2 à 3 % de la po­pu­la­tion y est al­ler­gique alors qu’au­jourd’hui une per­sonne sur deux se teint les che­veux. » Dans son ca­bi­net, la spé­cia­liste en voit une quin­zaine par an, dé­bar­quer avec de « l’ec­zé­ma, des yeux comme un la­pin, la tête en­flée. J’ai vu des pa­tients dé­fi­gu­rés ». Mais des cas aus­si ex­trêmes que ce­lui d’Es­telle de­meurent rares. Les prin­ci­paux tou­chés ? Les coif­feurs. « Quand ils de­viennent al­ler­giques, il n’y a pas de so­lu­tion, ils n’ont plus qu’à chan­ger de mé­tier. C’est une ma­la­die pro­fes­sion­nelle. »

DANS DES VÊ­TE­MENTS AUS­SI

On trouve aus­si de la PPD dans les vê­te­ments sombres comme les jeans ain­si que dans les ta­touages au hen­né noir que l’on fait sur les plages. « On a fait beau­coup d’alertes à ce su­jet », pré­vient la der­ma­to­logue. Se­lon elle, in­ter­dire ce pro­duit re­vien­drait à sup­pri­mer toutes les tein­tures fon­cées. « Il faut mieux in­for­mer les consom­ma­teurs et ne faites ja­mais de tein­ture sans l’avoir tes­tée sur votre peau qua­ran­te­huit heures au­pa­ra­vant. »

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