Fi­ni les contrôles «in­vi­sibles»

Les ap­plis comme Waze et Coyote pour­ront conti­nuer de les si­gna­ler.

Le Parisien (Hauts de Seine) - - SOCIÉTÉ - A.S.

fait marche ar­rière. Après avoir pré­sen­té un pro­jet de loi au Conseil d’Etat vi­sant no­tam­ment à rendre in­vi­sibles les contrôles rou­tiers sur les ap­pli­ca­tions comme Waze ou Coyote, comme nous l’avons ré­vé­lé dans notre édi­tion du 19 no­vembre, l’exé­cu­tif aban­donne la me­sure.

Pour ga­ran­tir l’ef­fet de sur­prise lors d’opé­ra­tions an­ti­ter­ro­ristes, de contrôles d’al­coo­lé­mie, de stu­pé­fiants ou de re­cherche de mal­fai­teurs, l’idée était de contraindre les opé­ra­teurs à blo­quer les si­gna­le­ments faits à la com­mu­nau­té des usa­gers d’ap­pli­ca­tions comme Waze ou Coyote.

Tel « Har­ry Pot­ter », iro­nise Pierre Chas­se­ray, dé­lé­gué gé­né­ral de l’as­so­cia­tion 40 Mil­lions d’au­to­mo­bi­listes, l’ar­ticle 24 du texte qui pré­voyait le dis­po­si­tif a dis­pa­ru du nou­veau pro­jet de loi d’orien­ta­tion des mo­bi­li­tés (LOM), pré­sen­té lun­di par la mi­nistre des Trans­ports, Eli­sa­beth Borne. Une me­sure ex­fil­trée, tout comme le pro­jet de péages ur­bains.

« C’est un texte qui ne ser­vait à rien. Il existe dé­jà une lé­gis­la­tion claire. Les ap­pli­ca­tions an­noncent les zones de dan­ger, mais pas les zones d’im­plan­ta­tion (NDLR : sauf dans le cas de Waze, qui ne res­pecte pas cette dis­po­si­tion), sou­ligne Pierre Chas­se­ray. C’est une pre­mière vic­toire », sou­ligne-t-il.

Joint hier, le mi­nis­tère des Trans­ports a confir­mé la sup­pres­sion de la dis­po­si­tion, qui n’était, se­lon lui, « pas abou­tie » .

Waze si­gnale les zones de contrôles ou de ra­dars.LE GOU­VER­NE­MENT

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