« Les ma­ni­pu­la­teurs d’in­fo ne se­ront pas sur mon pla­teau »

Thomas Hugues, tou­jours sur RTL, pi­lote dès au­jourd’hui deux heures de di­rect, de 16 heures à 18 heures, sur CNews.

Le Parisien (Hauts de Seine) - - LOISIRS - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR CARINE DI­DIER

PLUS DE DOUZE ANS après avoir été le jo­ker du 20 Heures sur TF 1, Thomas Hugues re­noue avec l’ac­tua­li­té en di­rect. Le jour­na­liste de 52 ans pi­lote dès au­jourd’hui une tranche d’in­for­ma­tion quo­ti­dienne, de 16 heures à 18 heures, sur CNews. Il quitte l’Equipe TV mais conti­nue de coa­ni­mer, avec Si­do­nie Bon­nec, « La cu­rio­si­té est un vi­lain dé­faut » sur RTL avant de fi­ler à CNews, qui en­tend ain­si ren­for­cer ses fins d’après-mi­di.

Ce re­tour aux sources de l’in­fo, vous en rê­viez de­puis long­temps ?

THOMAS HUGUES. De­puis deux-trois ans, j’étais ti­tillé par l’en­vie de re­faire de l’ac­tua­li­té en di­rect. Quand Serge Ned­jar (NDLR : le pa­tron de CNews) m’a pro­po­sé d’ani­mer cette tranche, je n’ai pas hé­si­té.

Com­ment se dé­cou­pe­ra-t-elle ?

Dans la pre­mière heure, avec « Ça se com­prend », nous pas­se­rons trente à qua­rante mi­nutes à dé­cor­ti­quer un thème d’ac­tua­li­té. Thomas Gous­sard pro­po­se­ra une chro­nique pour dé­cryp­ter une fausse in­for­ma­tion. Et Da­mien Fleu­rot li­vre­ra des in­dis­crets po­li­tiques pour as­su­rer la tran­si­tion vers « Ça se dis­pute ». Pen­dant le dé­bat, mon job se­ra de faire en sorte que ce ne soit pas ce­lui qui parle le plus fort qui l’em­porte.

Se­rez-vous une nou­velle « cau­tion » en ma­tière d’ac­tua­li­té sur la chaîne qui ac­cueille par ailleurs Jean-Marc Mo­ran­di­ni ou Pas­cal Praud ?

CNews n’a pas be­soin d’une cau­tion car elle compte dé­jà de grands jour­na­listes, dont Lau­rence Fer­ra­ri et Jean-Pierre El­kab­bach. Pas­cal Praud fait sur la chaîne et sur RTL un vrai tra­vail de jour­na­liste. La grille avait be­soin d’être plus char­pen­tée.

Que pen­sez-vous de la cou­ver­ture du mou­ve­ment des Gi­lets jaunes par les chaînes d’in­fo alors que le CSA a mul­ti­plié les mises en garde ?

On ne pou­vait pas ne pas par­ler des Gi­lets jaunes, un mou­ve­ment qui est en train d’en­trer dans l’his­toire. Qu’au­rait-on dit si un sa­me­di les chaînes d’in­fo n’avaient mon­tré au­cune image ? Vous ima­gi­nez le grain à moudre que ce­la au­rait don­né aux com­plo­tistes qui ac­cusent les mé­dias d’être à la botte du pou­voir ? Ce mou­ve­ment doit être trai­té.

“CNEWS

N’A PAS BE­SOIN D’UNE CAU­TION

” EN MA­TIÈRE D’AC­TUA­LI­TÉ

Quelle ligne vous fixez-vous ?

Celle de CNews, qui n’est pas dans la sur­en­chère. Je fe­rai at­ten­tion, mais il faut en­tendre ces gens qui sont l’éma­na­tion d’une par­tie de la so­cié­té fran­çaise. En re­vanche, mon ob­jec­tif est que les pro­fi­teurs, les ma­ni­pu­la­teurs, les dé­tour­neurs d’in­fo ne soient pas sur mon pla­teau.

Com­ment CNews peut-elle creu­ser son sillon face à BFMTV ?

Les cartes sont en train d’être re­bat­tues. CNews et LCI (NDLR : 0,7 % de PDA en 2018 contre 0,6 % en 2017) battent des re­cords d’au­dience. Les si­tua­tions de lea­der­ship ne sont pas éter­nelles. Le but de CNews est de par­ler à tous et de se rap­pro­cher des scores de BFMTV (2,6 % de PDA en 2018). Mais pas à n’im­porte quel prix.

Qu’est-ce que ce­la fait de pas­ser l’an­tenne à votre ex-femme, Lau­rence Fer­ra­ri, à 18 heures ?

(Rires.) Ce­la nous fait mar­rer et ce­la fait mar­rer nos en­fants ! On s’est par­lés ven­dre­di et on s’est de­man­dé si on al­lait se tu­toyer ou se vou­voyer ! On va es­sayer de trou­ver des for­mules qui n’uti­lisent ni le « tu » ni le « vous ». Si­non, on se tu­toie­ra car c’est ri­di­cule.

De 16 heures à 18 heures, Thomas Hugues dé­cor­ti­que­ra l’ac­tua­li­té et ar­bi­tre­ra le dé­bat de « Ça se dis­pute » sur CNews.

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