L’at­ta­quant de la ré­serve de Cham­bly, as du mi­ni-foot

L’at­ta­quant de la ré­serve, qui dé­fie Mau­beuge au­jourd’hui, a ter­mi­né meilleur bu­teur de la Coupe du monde de mi­ni-foot, ou soc­ca, en sep­tembre avec l’équipe de France, quart-de-fi­na­liste de l’épreuve.

Le Parisien (Oise) - - L’OISE MATIN - PAR AN­THO­NY YATKIN

CHAM­BLY COMPTE un in­ter­na­tio­nal fran­çais dans son ef­fec­tif. L’at­ta­quant Marc Ba­fui­di, dont l’équipe ac­cueille Mau­beuge au­jourd’hui (18 heures) avec la ré­serve en Na­tio­nal 3, est un élé­ment ma­jeur de l’équipe de France de soc­ca, une forme de mi­ni-foot op­po­sant deux équipes de six joueurs (lire ci-des­sous). Fin sep­tembre, le na­tif de Kin­sha­sa (RD Con­go) a bas­cu­lé dans une autre di­men­sion. A 26 ans, il a par­ti­ci­pé à la pre­mière Coupe du monde de la dis­ci­pline. La com­pé­ti­tion s’est dé­rou­lée dans un stade éphé­mère de 3 000 places amé­na­gé en plein coeur de Lis­bonne, la ca­pi­tale du Por­tu­gal.

« J’ai vé­cu dans la peau d’un pro », sou­rit Ba­fui­di, qui a ra­flé le tro­phée de meilleur bu­teur avec sept réa­li­sa­tions. Une belle per­for­mance, même s’il n’a pu évi­ter l’éli­mi­na­tion des Bleus en quart de fi­nale (3-0) face au pays or­ga­ni­sa­teur. L’ex­pé­rience reste in­ou­bliable. La sé­lec­tion était sui­vie par un staff digne d’un club pro. « L’en­goue­ment était in­croyable. On re­pré­sen­tait la France, les gens nous as­si­mi­laient aux cham­pions du monde de foot à 11 ! On nous abor­dait pour des au­to­graphes et des photos dans la rue, au res­tau­rant, juste parce qu’on por­tait le sur­vê­te­ment des Bleus. C’était gri­sant, mais aus­si très étrange… » Etrange, comme ses pre­miers pas en soc­ca. En dé­but de sai­son pas­sée, l’at­ta­quant n’au­rait ja­mais ima­gi­né goû­ter au Mon­dial. A l’époque, il pra­ti­quait de ma­nière épi­so­dique la dis­ci­pline avec des amis dans un com­plexe d’Al­fort­ville (Val-de-Marne). « A la fin d’un match, ra­conte Ba­fui­di, j’ai été abor­dé par le pré­sident de la Mam­bo Sie­ben, une équipe de l’élite na­tio­nale. Il m’avait ob­ser­vé et m’a pro­po­sé de les re­joindre… »

Le Camblysien se prend vite au jeu, même s’il a dû bous­cu­ler ses ha­bi­tudes. Ai­lier au foot­ball à 11, il aime per­cu­ter et prendre la pro­fon­deur. « C’est im­pos­sible au soc­ca, ex­plique Ba­fui­di. Tout se passe dans de pe­tits es­paces, et mon poste est dif­fé­rent. Je joue en ap­pui. Je dois être très pré­cis tech­ni­que­ment, on me de­mande de conser­ver la balle pour faire re­mon­ter le bloc, avant de dis­tri­buer. Je n’ai pas le droit de prendre de risques, ni de trop drib­bler. Mes co­équi­piers ne savent même pas que je cours vite (sou­rire). »

S’il a été sur­pris par l’in­ten­si­té phy­sique de la dis­ci­pline, le joueur s’adapte vite et dé­croche la 3e place du cham­pion­nat hexa­go­nal avec son club. Sa nou­velle pas­sion lui re­donne même goût au foot­ball tra­di­tion­nel. Peu uti­li­sé la sai­son der­nière avec la ré­serve cam­bly­sienne, Ba­fui­di a failli cé­der au dé­cou­ra­ge­ment. « Je don­nais tout à l’en­traî­ne­ment, mais ça ne payait pas. J’étais dé­goû­té de mon sport. Au soc­ca, j’ai re­trou­vé le plai­sir simple de jouer et re­pris confiance en moi. Ce­la m’a re­boos­té et don­né en­vie de me battre chaque jour pour prou­ver que je mé­rite mieux que le Na­tio­nal 3. »

Beau­vais (3e en N 3) ac­cueille Senlis (10e) au­jourd’hui (18 heures) au stade Pier­reB­ris­son. Les Beau­vai­siens sont au com­plet. Cô­té sen­li­sien, El Fa­ris­si est sus­pen­du et Vi­ta­lien est in­cer­tain (ad­duc­teurs). Par ailleurs, Chan­tilly (13e) re­çoit

(15 heures) Amiens SC (b) (11e).

“J’ÉTAIS DÉ­GOÛ­TÉ DE MON SPORT. AU SOC­CA, J’AI RE­PRIS CONFIANCE EN MOI ”

Au­teur de sept buts à la Coupe du monde de soc­ca au Por­tu­gal en sep­tembre, Marc Ba­fui­fi (au centre, n° 11) es­père aus­si re­trou­ver le sou­rire et s’im­po­ser da­van­tage avec la ré­serve de Cham­bly.

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