« Je passe des cas­tings avec la trouille »

Pour San­drine Qué­tier, la pré­sen­ta­tion d’émis­sions, c’est ter­mi­né. Celle qui est dé­sor­mais co­mé­dienne in­carne une femme énig­ma­tique ce soir dans « le Com­mis­saire Ma­gel­lan ».

Le Parisien (Oise) - - TÉLÉVISION LOISIRS - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR CARINE DI­DIER

QUI A TUÉ VINCENT, un an­cien cham­pion cy­cliste in­sé­pa­rable de ses trois autres amis pas­sion­nés de vé­lo ? Le com­mis­saire Ma­gel­lan (Jacques Spies­ser) va avoir du fil à re­tordre ce soir sur France 3 (à 21 heures) pour dé­mê­ler les liens d’ami­tié de cette « belle équipe ».

Ran­coeurs, tra­hi­sons, vieux se­crets ali­mentent cette in­trigue où l’an­cienne ani­ma­trice de TF 1 San­drine Qué­tier, 47 ans, in­carne l’épouse énig­ma­tique de l’un des com­parses cy­clistes. La co­mé­die ? « Une se­conde jeu­nesse » pour celle qui a quit­té fin 2017 la Une où elle co­pré­sen­tait « Danse avec les stars » et « 50 mn in­side ». Dans quelques se­maines, elle ap­pa­raî­tra dans l’épi­sode de Noël de « Jo­sé­phine, ange gar­dien » et dé­mar­re­ra mi­dé­cembre le tour­nage d’un épi­sode de « Crimes par­faits » pour la Trois.

Jouer la co­mé­die, c’était un vieux rêve ?

SAN­DRINE QUÉ­TIER. J’y ré­flé­chis­sais de­puis plu­sieurs an­nées. J’avais dé­jà tour­né dans une sé­rie en Bel­gique et dans « Nos chers voi­sins ». Ce­la m’avait beau­coup plu. Ar­ri­vée à un cer­tain mo­ment de ma vie, je me suis dit : « C’est main­te­nant ou ja­mais ! » Quand vous en avez vrai­ment en­vie, il faut se mettre en dan­ger et faire des choix. J’ai donc fait ce pa­ri. Je ne sais pas si ce­la fonc­tion­ne­ra. Mais, au moins, je n’au­rai pas de re­grets.

Ce n’était pas conci­liable avec l’ani­ma­tion d’émis­sions ?

C’était com­pli­qué. Il faut de la dis­po­ni­bi­li­té et je n’en avais pas tel­le­ment. J’ai pas­sé des an­nées for­mi­dables à TF 1. J’avais beau­coup d’émis­sions et la chaîne se de­man­dait comment m’en en­le­ver pour me per­mettre de jouer dans une fic­tion.

Comment avez-vous plon­gé dans le bain de la co­mé­die ?

J’en suis aux bal­bu­tie­ments. A mon âge, je re­dé­marre de zé­ro ! Je n’ai pas de passe-droit. Je passe des cas­tings avec la trouille, l’ap­pré­hen­sion… Sur « Ma­gel­lan », j’ai tra­vaillé les in­ten­tions, la dic­tion et le rythme avec une coach. La pre­mière jour­née, j’étais très à l’écoute des in­di­ca­tions du met­teur en scène. Je me suis faite pe­tite sou­ris et j’ai es­sayé de faire au mieux.

Est-ce si dif­fé­rent de votre tra­vail à la té­lé ?

Le dé­co­rum, avec le pla­teau, les ca­mé­ras, m’est fa­mi­lier. Mais là, vous ren­trez dans la peau d’une autre, et c’est ju­bi­la­toire. J’in­carne une femme bour­geoise, ma­riée à un chef étoi­lé pas­sion­né de cyclisme et dont le pre­mier époux a été as­sas­si­né.

L’ani­ma­tion, c’est fi­ni ?

Je ne dis pas que c’est ter­mi­né à vie, mais là je ne pré­vois pas d’y re­tour­ner.

Ce sa­me­di, la co­mé­dienne Qué­tier se­ra face à « Danse avec les stars » qu’elle a pré­sen­té. Co­casse, non ?

Ce­la m’amuse. C’est un drôle de ha­sard du ca­len­drier. A « DALS », on sa­vait que « Com­mis­saire Ma­gel­lan » était très fort en face ! J’es­père que les gens vont ve­nir me dé­cou­vrir dans la co­mé­die… Mais ce­la n’en­lève rien à l’ani­ma­tion de Ca­mille Com­bal (NDLR : aux com­mandes de « DALS » de­puis sep­tembre). On a l’im­pres­sion qu’il a fait ça toute sa vie. C’est un gros bos­seur et il ap­porte une fraî­cheur, une dé­con­trac­tion. Et en plus, il est sym­pa !

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DALS, ON SA­VAIT QUE COM­MIS­SAIRE MA­GEL­LAN ÉTAIT TRÈS FORT EN FACE !

« La pre­mière jour­née, j’étais très à l’écoute des in­di­ca­tions du met­teur en scène », ra­conte l’ex-ani­ma­trice de TF 1 San­drine Qué­tier.

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