Pour ou contre la fu­sion de vos com­munes ?

De­main, les ri­ve­rains sont in­vi­tés à se pro­non­cer sur le rap­pro­che­ment des deux vil­lages. Les col­lec­tifs d’ha­bi­tants sont loin d’être convain­cus.

Le Parisien (Oise) - - OISE BEAUVAISIS MÉRU CHAUMONT BRETEUIL - PAR PA­TRICK CAFFIN CHRIS­TIAN MOLEINS, RE­PRÉ­SEN­TANT DU COL­LEC­TIF AGIR POUR MON VIL­LAGE

C’EST IN­ÉDIT dans l’Oise et peu­têtre même en France. De­main, les ha­bi­tants de Rochy-Condé et de Warluis sont in­vi­tés à se pro­non­cer sur la fu­sion de leurs deux com­munes. De 9 heures à 17 heures, les élec­teurs pour­ront al­ler vo­ter dans les bu­reaux de vote ha­bi­tuels, en mai­rie de Rochy-Condé et à l’école ma­ter­nelle de Warluis.

Ja­mais une fu­sion n’a été au­tant dé­criée et, plus que le prin­cipe, c’est la mé­thode qui est re­mise en cause par une par­tie des ha­bi­tants. En dé­li­bé­rant en plein mois de juillet, Fré­dé­ric Se­guin, maire (SE) de Ro­chyCon­dé, et Chris­tophe de Pon­ton d’Amé­court, maire (SE) de Warluis, ont don­né l’im­pres­sion à leurs ha­bi­tants de « dé­ci­der dans leur dos ». La réunion pu­blique du 7 sep­tembre a mon­tré l’hos­ti­li­té de la po­pu­la­tion, por­tée par deux col­lec­tifs.

A 24 heures du scru­tin, Chris­tophe de Pon­ton d’Amé­court se montre op­ti­miste. « Je suis très confiant, dé­clare-t-il. On a rec­ti­fié le tir pour faire ce que nous pen­sions être juste. Les élec­teurs dé­ci­de­ront. »

De leur cô­té, les deux col­lec­tifs ap­pellent à vo­ter contre. « Le dé­fi­cit d’in­for­ma­tion existe tou­jours, dé­plore Do­mi­nique Mo­ret, re­pré­sen­tante du col­lec­tif Rochy-Condé- Warluis nous vou­lons com­prendre. Les pro­jets pré­sen­tés sont propres à chaque com­mune, il n’y a au­cun in­té­rêt à fu­sion­ner. »

Sen­ti­ment iden­tique pour Chris­tian Moleins, re­pré­sen­tant du col­lec­tif Agir pour mon vil­lage. « On ne parle dé­jà plus des ar­gu­ments fis­caux tel­le­ment ils sont né­gli­geables, sou­ligne-t-il. La mu­tua­li­sa­tion des moyens est pos­sible sans la fu­sion. Et cer­taines éventualités n’ont pas été en­vi­sa­gées. Par exemple, que se pas­se­ra-t-il s’il n’y a plus d’élèves sco­la­ri­sés dans un vil­lage ? Nous au­rons une seule école, donc les élèves des deux vil­lages se­ront ré­par­tis équi­ta­ble­ment, ce qui si­gni­fie des trans­ports sco­laires à fi­nan­cer. Cette fu­sion a été bâ­clée et réa­li­sée en né­gli­geant les gens. Je ne vois pas ce qui pour­rait in­ci­ter les ha­bi­tants à vo­ter oui. »

Si le « non » l’em­porte de­main, Chris­tophe de Pon­ton d’Amé­court pré­cise que « même si les conseils mu­ni­ci­paux sont sou­ve­rains, on ver­ra avec la pré­fec­ture ».

« CER­TAINES ÉVENTUALITÉS N’ONT PAS ÉTÉ EN­VI­SA­GÉES »

De 9 heures à 17 heures, les élec­teurs pour­ront vo­ter dans les bu­reaux ha­bi­tuels, en mai­rie de Ro­chyCon­dé et à l’école ma­ter­nelle de Warluis.

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