Le Parisien (Oise) : 2018-11-17

FOOTBALL : 18 : 18

FOOTBALL

LE PARISIEN SAMEDI 17 NOVEMBRE 2018 18 FOOTBALL @le_Parisien Les fumigènes, premier motif d’interpellations Le club de Bordeaux s’est tristement distingué la saison dernière avec 103 interpellations parmi ses supporteurs. L’usage de pétards et de fumigènes a lui quasiment doublé. 2792 s’affrontent de manière improvisée dans le stade ou non. Nous sommes pleinement investis sur ce sujet. » Strasbourg est le 5e club pro à à une tribune « debout ». L’expérimentation des tribunes « debout sécurisées » initiée à Amiens, Sochaux, Lens et SaintEtienne donne satisfaction et se poursuit. « Les retours sont vraiment bons, avance Mordacq. Globalement, on a observé à Lens un recul des blessures fortuites aux chevilles lors des célébrations des buts dans la tribune Marek. » L’essentiel de l’activité de la a trait au football. « Le 1 % restant étant quelques micro-incidents chaque année sur un match de rugby professionnel, parfois sur des matchs européens de basket, de hockey sur glace ou de handball », précise Mordacq. Bordeaux a terminé bon103net d’âne sur la saison écoulée avec 103 interpellations, loin devant l’OM (67) et Saint-Etienne (66) qui complètent le podium. Avec le PSG (62) et Lille (48), cinq clubs ont trusté près de 70 % des interpellations en L 1. A Bordeaux, les Ultramarines se sont particulièrement « distingués » par le non-respect de mesures administratives. Quarante supporteurs bordelais, interdits de déplacement par arrêté préfectoral, avaient ainsi été interpellés en février dernière à Strasbourg après avoir fait leur apparition dans les tribunes de La Meinau. Soit le nombre d’inter897pellations pratiquées toutes compétitions confondues (L 1, L 2, Coupes nationales et européennes). Mordacq : « Il s’agit d’une légère hausse par rapport à la saison précédente, où il y avait eu 752 interpellations. C’est lié notamment au fait que nous avons été amenés à mettre en place de gros dispositifs sur certains matchs, y compris en Coupe d’Europe en raison du bon parcours des clubs français » Soit le nombre de tirs d’engins pyrotechniques, pétards et fumigènes. « Cela représente quasiment un doublement par rapport à la saison précédente, pointe Mordacq, qui mentionne également une hausse de 32 % en L 2. Ça s’est concentré sur des matchs symboliques, ainsi que sur des anniversaires de groupes ultras, avec des centaines d’engins craqués. » Il s’agit du premier motif d’interpellation (164) devant les violences (146) et le non-respect d’interdictions de déplacement (123). 29 victimes se sont fait connaître, parfois pour des brûlures au 3e degré (fumigènes) ou des doigts endommagés (pétards). LIONEL CHAMI PAR d’analyser les chiffres de la saison 2017-2018, Antoine Mordacq, chef de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), n’a pas caché hier lors de son bilan chiffré que l’exercice en cours avait démarré sur des bases inquiétantes : « Depuis début août, nous sommes confrontés en L 1 et L 2 à des incidents quasiment tous les week-ends, entre groupes de supporteurs sur une trentaine de matchs. Parfois au sein de la mouvance hooligan avec des organisés hors stade mais aussi entre groupes de supporteurs ultras qui AVANT MÊME 5postuler 99DNLH fights (NDLR : l’OL et l’OM en Ligue Europa). npdirectlp_ftp

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