La sur­prise du chef

Le ca­pi­taine de l’équipe de France a pré­fé­ré se pas­ser de son no 1 Lu­cas Pouille, pour lan­cer Char­dy et Tson­ga.

Le Parisien (Oise) - - SPORTS - E.B.

CETTE FOIS, pas de psy­cho­drame, de re­gards en chiens de faïence, de larmes et de co­lère à conte­nir… Con­trai­re­ment à l’an pas­sé, où les choix de Noah pour la fi­nale avaient sur­pris tout le monde, à com­men­cer par les joueurs eux-mêmes, le ca­pi­taine a pris une op­tion plus li­sible. Après dix jours de stage in­ten­sif, qui se­ront tou­jours plus ré­vé­la­teurs pour lui que le CV ou le clas­se­ment, il a dé­ci­dé de se pas­ser de son no 1 Lu­cas Pouille pour les simples d’au­jourd’hui et de lan­cer Char­dy et Tson­ga. Ce qui a éton­né Ma­rin Ci­lic, mais n’a rien de scan­da­leux au vu de la pâle sai­son du Nor­diste, et ne l’em­pêche pas de re­ve­nir dans la course pour la der­nière jour­née.

Pour Char­dy, seul Tri­co­lore du week-end à avoir dé­jà bat­tu plus fort que lui dans la com­pé­ti­tion, l’Au­tri­chien Mel­zer, alors top 10, en 2011, c’est une grande pre­mière en fi­nale. Tson­ga, éloi­gné presque huit mois du cir­cuit cette sai­son à cause d’une bles­sure au ge­nou gauche, re­vient, lui, de nulle part.

« Ce­la été com­pli­qué, sub­til, dit Noah. Mais notre force, c’est notre équipe, notre co­hé­sion. On joue qua­si­ment tous les tours avec une com­po dif­fé­rente. En Coupe Da­vis, c’est ce­lui qui at­taque qui gagne, et Jé­ré­my est un for­mi­dable at­ta­quant. J’at­tends de lui qu’il joue comme il sait. »

TSON­GA DANS L’IN­CON­NU

Le no 40 mon­dial a dé­jà bat­tu Co­ric (no 12) sur terre bat­tue, l’an­née der­nière à Monte-Car­lo. S’il fait fi du contexte, ce­lui qui a sa­cri­fié sa lune de miel au Mo­zam­bique pour une vi­rée dans le Nord a une belle carte à jouer. Pour Tson­ga, re­tom­bé à la 259e place à l’ATP, le match face à Ci­lic (no 7) res­semble à un grand saut dans l’in­con­nu.

Mal­gré son ex­pé­rience, l’ex­boss, qui vient d’em­bau­cher Ser­gi Bru­gue­ra dans son staff, n’a joué que onze matchs cette sai­son et zé­ro sur terre de­puis plus d’un an, manque de ré­fé­rences, de re­pères et de cer­ti­tudes sur cinq sets. « Jo m’a vrai­ment sur­pris », glisse Noah. « Quand je n’étais pas au top, je me rac­cro­chais à ce type d’évé­ne­ment pour faire les sa­cri­fices né­ces­saires, lâche Tson­ga. Au­jourd’hui, je pense sin­cè­re­ment que j’ai ma place et j’es­père le prou­ver ce week-end. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.