Re­ma­nier ou pas ?

Le Parisien (Oise) - - FAIT DU JOUR -

EN COU­LISSES, les langues se dé­lient sur Edouard Philippe. « Il est cuit ! », lâche un proche du pré­sident. « Cer­tains vont de­voir chan­ger de bottes et en mettre des plus souples », iro­nise un conseiller gou­ver­ne­men­tal. Dé­jà, des noms cir­culent pour lui suc­cé­der : Jean-Michel Blan­quer (Edu­ca­tion), s’il apaise la fronde ly­céenne ; Mu­riel Pé­ni­caud ; Jean-Yves Le Drian (Af­faires étran­gères), qui jure ne pas en avoir en­vie ; et François Bay­rou. Un sou­tien du pré­sident avance éga­le­ment le nom de Gé­rard Lar­cher, s’il fal­lait une fi­gure in­car­nant l’union na­tio­nale. Se­lon de proches conseillers, le chef de l’Etat ne re­ma­nie­ra à court terme que s’il y est contraint par les évé­ne­ments. Reste à sa­voir si son at­te­lage gou­ver­ne­men­tal tien­dra le choc. « Ma­cron va an­non­cer des choses qui for­ce­ront Edouard Philippe à par­tir », pa­rie un vieux com­pa­gnon de route du pré­sident. Qui se de­mande si le « et en même temps », gauche et droite confon­dues, n’a pas vé­cu : « Com- ment gar­der l’aile droite de sa ma­jo­ri­té s’il ouvre les vannes de la dé­pense ? » Plu­tôt que de re­ma­nier son équipe, nom­breux sont ceux qui le somment de re­ma­nier la ma­chine de l’Etat, gan­gre­née se­lon eux par les « tech­nos ». « Il est grand temps que Ber­cy ar­rête de gou­ver­ner la France ! Ça suf­fit ! » s’em­porte un conseiller mi­nis­té­riel. « On n’est pas loin du coup d’Etat tech­no ! » s’étrangle car­ré­ment un cadre LREM, aux pre­mières loges des ré­formes.

Le Pre­mier mi­nistre Edouard Philippe pour­rait être « for­cé à par­tir », se­lon l’en­tou­rage du pré­sident.

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