Le Parisien (Oise) : 2018-12-16

HANDBALL : 24 : 24

HANDBALL

Le Parisien DIMANCHE | 24 16 DÉCEMBRE 2018 HANDBALL IEUROFÉMININ PAR STÉPHANE BIANCHI A l’assaut du mythe russe T oute première fois. Toute toute première fois. Qu’importe qu’elles portent le maillot bleu comme une seconde peau depuis plus de dix piges, qu’elles se baladent désormais coiffées d’une couronne mondiale ou aient appris à danser la samba sur la deuxième marche du podium de Rio. Qu’elles affichent plus de deux cents sélections au compteur ou découvrent la maison Bleues, les joueuses de l’équipe de France seront toutes logées à la même enseigne dimanche après-midi quand il faudra partir au charbon devant l’ogre russe dans cette AccorHotels Arena que l’on espère plus ardente que vendredi soir. De 60 à 17 ans, d’Olivier Krumbholz à Pauletta Foppa, du papa poule à la novice, pas un de ceux qui porteront le coq aux deux étoiles en étendard ne pourra en effet se targuer d’avoir déjà connu l’ivresse d’une finale européenne ou l’étourdissement d’un jour de gloire à la maison. Comme ce fut le cas l’an dernier au moment de partir à l’abordage du drakkar norvégien en finale du Mondial, la France fera encore figure d’outsider au moment de s’attaquer à cette Russie aux airs et aux talents supérieurs. 17H30 TF1 BeIN Sports2 PAR STÉPHANE BIANCHI CE N’EST « ELLES NOUS PRENNENT UN PEU TROP POUR DES JAMBONS » « On n’est pas favoris, reconnaît Olivier Krumbholz, mais ça ne veut pas dire qu’on n’a pas les clés pour les battre. » A défaut d’avoir récemment su trouver les solutions pour s’imposer dans une grande compétition internationale (ce n’est plus arrivé depuis le Mondial 2011), les Bleues ont nourri leurs motivations de toutes les bonnes raisons d’y parvenir. La défaite en finale des Jeux de Rio, la blessure à l’épaule alors infligée à Alexandra Lacrabère, le match d’ouverture perdu (23-26) sont évidemment en tête de liste. « Et elles nous prennent aussi un peu trop pour des jambons, s’agace la brune sans filtre. Ça va finir par leur retomber dessus. Bien sûr, elles sont fortes, mais je crois pouvoir dire qu’on l’est aussi. » Il n’y aura jamais eu de meilleur moment pour le prouver. Leur prouver. Au-delà d’aller planter pour la première fois son drapeau sur le toit de l’Europe, le vainqueur de la finale assurera également sa qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo. Un objectif presque prioritaire pour un Krumbholz persuadé qu’éviter les tournois de qualification « ouvre le chemin vers l’or olympique ». Trop loin pour les filles qui n’ont, elles, qu’une idée en tête. « Je ne pense qu’au titre et à rien d’autre, glisse Amandine Leynaud. Décrocher deux médailles d’or d’affilée, ce serait juste dingue. Mais puisque les Jeux vont avec, je ne ferai pas la fine bouche, je prendrai le package. » Reste à transformer la réalité en conte de fées. npdirectlp_ftp

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