La Bou­lan­geoise part en fu­mée, les sa­la­riés au chô­mage

La bou­lan­ge­rie in­dus­trielle a été ra­va­gée par les flammes hier ma­tin. Seize sa­la­riés se re­trouvent au chô­mage tech­nique.

Le Parisien (Oise) - - LA UNE - PAR PA­TRICK CAFFIN

Alors que les pom­piers conti­nuent d’ar­ro­ser les ruines fu­mantes de la Bou­lan­geoise, à Noailles, Cé­dric Liège, le pa­tron ne peut que consta­ter les dé­gâts. Ils sont im­menses. La bou­lan­ge­rie in­dus­trielle, ins­tal­lée dans la com­mune de­puis 2011, est qua­si­ment dé­truite. Seules la bou­tique et la par­tie ad­mi­nis­tra­tive du bâ­ti­ment ont ré­sis­té aux flammes. Les 16 sa­la­riés se re­trouvent au chô­mage tech­nique.

AU­CUN BLES­SÉ À DÉ­PLO­RER

C’est à 6 heures, hier ma­tin, que l’in­cen­die s’est dé­cla­ré. « Deux de mes em­ployés ve­naient de com­men­cer leur ser­vice, ra­conte Cé­dric Lé­ger. Ils ont sen­ti une odeur de brû­lé, fait le tour sans rien trou­ver. C’est en ou­vrant la porte ex­té­rieure qu’ils ont vu les flammes, du cô­té du lo­cal pou­belles. »

Les pom­piers de Noailles, ins­tal­lés en face, sont in­ter­ve­nus im­mé­dia­te­ment. « Le feu d’un bâ­ti­ment in­dus­triel à os­sa­ture mé­tal­lique nous oblige à cer­taines consignes bien pré­cises, ex­plique le lieu­te­nant Goue­ry, chef du centre de se­cours. S’il n’y a per­sonne à l’in­té­rieur, ce qui était le cas, nous ne ren­trons pas dans le bâ­ti­ment car au-des­sus de 800 °C, il y a risque d’ef­fon­dre­ment. Cir­cons­tance ag­gra­vante, la fa­rine peut être fac­teur d’ex­plo­sion et nous avions en plus du vent. »

Qua­rante pom­piers ont lut­té pen­dant plus de quatre heures pour ve­nir à bout du si­nistre. A la mi-jour­née, le bâ­ti­ment était tou­jours sous sur­veillance. « Nous ar­ro­sons pour évi­ter tout dé­part de feu, pré­cise le chef de centre. Tant que les tôles ne sont pas dé­blayées, le risque existe. »

Créée à La­bois­sière-en-Thelle il y a une tren­taine d’an­nées, la Bou­lan­geoise a dé­mé­na­gé à la Ma­red’Ovil­lers avant d’ar­ri­ver à Noailles. Elle four­nit en pain quatre ly­cées et huit col­lèges de l’Oise, mais aus­si la cui­sine cen­trale de Mon­ta­taire, le centre hos­pi­ta­lier de Beau­vais et une cen­taine de ma­ga­sins bio de la ré­gion pa­ri­sienne. « Je ne sais pas ce qui va se pas­ser, j’at­tends le rap­port des ex­perts et des as­su­rances, dé­clare Cé­dric Liège. C’est la pre­mière fois que je suis con­fron­té à ça. Je ne sais pas ce qui va se pas­ser pour mes 16 sa­la­riés. »

Noailles, hier. La bou­lan­ge­rie in­dus­trielle est qua­si­ment dé­truite. Seules la bou­tique et la par­tie ad­mi­nis­tra­tive du bâ­ti­ment ont ré­sis­té aux flammes.

Noailles, hier. Qua­rante pom­piers ont lut­té pen­dant plus de quatre heures pour ve­nir à bout du si­nistre qui s’est dé­clen­ché à 6 heures.

Noailles, hier. A la mi-jour­née, les pom­piers ar­ro­saient tou­jours le site pour évi­ter tout nou­veau dé­part de feu.

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